Expulsés de l’Algérie après avoir subi les pires sévices: 160  jeunes Maliens sont arrivés, mercredi, à Bamako les mains vides

Expulsés de l'Algérie après avoir subi les pires sévices: 160 jeunes Maliens sont arrivés, mercredi, à Bamako les mains vides

L’année 2019 s’annonce préoccupante pour le Département des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine, en raison de la tendance à la hausse des Maliens expulsés. En effet, malgré la volonté affichée des autorités maliennes de trouver un arrangement  sur la  situation de nos compatriotes vivant en Algérie, les autorités de ce pays ne semblent pas encore disposées à coopérer. Elles  viennent d’expulser 160 jeunes, tous des hommes, évoluant dans le BTP, le commerce, la restauration et le nettoyage. A ce rythme, le nombre risque de dépasser les 8.000 expulsés de 2018, considéré comme un nombre record en matière d’expulsion.

ils sont arrivés dans la matinée du mercredi 6 février après plus de 20 jours de trajet, au cours duquel ils ont été soumis aux pires sévices exercés par  la police algérienne.  Trois d’entre eux reviennent sur l’enfer algérois.

Moctar Diallo est un jeune ressortissant de Ouéléssébougou, dans la 2ème région administrative, qui a séjourné plus de deux ans en Algérie. Il évoluait dans le domaine des BTP, à travers la pose de carreaux, staff et attache de fil de fer. Ce travail lui permettait de gagner environ 250.000 FCFA par mois. Un pactole qui l’encourageait à y prolonger son séjour malgré les tracasseries exercées par ses hôtes.

Il a été arrêté par la police en plein travail sur un chantier. La police ne lui fournit aucune explication pouvant justifier son arrestation. Il est ainsi resté enfermé dans une prison et traité comme un vulgaire délinquant pendant trois semaines. Il ne reverra la lumière du jour que lors de son expulsion par la police, qui l’a alors jeté dans un bus, qui le conduit au même titre que d’autres compatriotes en dehors du sol algérien.

Il nous révèle que pendant toute la traversée, le bus ne s’est pas arrêté une seule fois. Ses occupants n’ayant pas eu droit aux besoins naturels,  « on n’était obligé de tout faire sur place« , a-t-il fait savoir. Abandonné en plein désert, dans le Sahara « on a dû marcher  beaucoup de kilomètres pour arriver à la frontière du Niger. C’est là que l’on a été accueilli par l’OIM pour nous acheminer sur Bamako », a-t-il expliqué. Il espère actuellement sur de l’aide afin de pouvoir se lancer à son propre compte dans la pose de carreaux et de staff.

Quant à Djourmeye Maïga, 25 ans, il œuvrait dans une usine de béton, dans une région algérienne. Après avoir travaillé deux ans et 5 mois, il  est rentré pour passer auprès de ses parents un mois de congé, au cours duquel il s’est marié. C’est sur le chemin du retour vers la ville où il  travaillait  qu’il a croisé des policiers à la recherche de Maliens à expulser.

Son travail lui apportait 225.000 Fcfa par mois. C’est avec cette somme  qu’il faisait face aux dépenses de la famille, tout en économisant. Après la prison dans des conditions déplorables, il est finalement arrivé chez lui, au Mali. Actuellement,  il dit souhaiter l’accompagnement de l’Etat et de l’OIM pour se relancer dans l’agriculture qu’il connait bien.

En ce qui concerne Moussa Diakité, 25 ans, il est cuisinier de formation et c’est ce travail qu’il exerçait dans un restaurant en Algérie. Il a été interpellé sur le chemin du travail, tôt le matin. Avant de partir pour l’immigration, il travaillait  dans un restaurant de la MINUSMA. Une première expérience qui lui a ensuite valu de travailler avec des cuisiniers togolais, indiens et macédoniens.

Arrêté, menotté et jeté en prison pendant trois jours, le verdict du juge, après son jugement, l’autorisait à travailler durant six mois sur le territoire algérien. Grande fut sa surprise en apprenant par la police, à sa sortie du tribunal, qu’il doit être déporté hors d’Algérie. Il s’est finalement retrouvé dans la vague des migrants forcés de retourner chez eux.

Ne pouvant renoncer  à repartir, il voudrait pour la prochaine escapade éviter d’aller en Algérie. En attendant, il dit compter sur  le projet de réinsertion du ministère avec l’OIM, si celui-ci se concrétise.

Ainsi, à leur arrivée, ils ont été accueillis dans la Maison des Maliens de l’extérieur, sise à Niamakoro, Cité Unicef. Cette maison, selon l’administrateur de la cité, Yaya Koné, est une initiative du gouvernement malien visant à accueillir, sensibiliser et orienter les migrants maliens, de retour, sur les opportunités dans le cadre de leur réinsertion.

Aussi, travaille-t-elle à fixer ces migrants en grande majorité jeunes à travers des projets de production. L’Organisation Internationale pour la Migration intervient surtout  à travers des projets pour l’accompagnement des migrants de retour  à travers  le financement des projets.

Chacun des 160 migrants a reçu la somme de 52.000 FCFA de l’OIM à travers le fonds fiduciaire. Ils ont aussi été  enregistrés avant de rejoindre  leurs proches. Cet argent est destiné au transport de la Maison des Maliens de l’extérieur au domicile des migrants.

Il faut noter qu’ils sont arrivés les mains vides car dépossédés par la police algérienne de leurs biens (téléphones portables, argent et autres). Par ailleurs, ses jeunes déplorent la possession de documents maliens par les étrangers, qui s’adonnent au trafic de drogue, au proxénétisme…. Toute chose qui rend difficile la vie des Maliens en Algérie. A cet effet, ils en appellent au sens de responsabilité des autorités. Notamment, la police chargée de la confection et de la délivrance  des  cartes d’identité.

F. Mah Thiam KONE

Source: l’Indépendant

  

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