mer. Nov 25th, 2020

UNE NATION QUI LIT EST UNE NATION QUI GAGNE

Une véritable tragédie opérée, le samedi 23 mars par des chasseurs contre la communauté peule d’Ogossagou (cercle de Bankass): 136 personnes tuées, 51 autres  blessées, 410 maisons, 100 animaux et 84 greniers partis en fumée

C’est la plus grande tragédie jamais perpétrée contre des civils depuis l’éclatement de la crise sécuritaire de 2012.  Des corps calcinés ou éventrés, des  impacts de balles sur des corps sans vie de femmes et d’enfants dont de nombreux bébés, des centaines d’habitations, de greniers et des animaux brûlés. Telles sont les images affreuses de la descente meurtrière, opérée  le samedi 23 mars,  par des  chasseurs donzos contre la communauté peule d’Ogossagou,  à 24 km de Bankass (chef-lieu de cercle) dans la région de Mopti.

lusieurs individus habillés en tenue traditionnelle de chasseurs donzos portant de  » fusils traditionnels pour certains et  des armes automatiques  pour d’autres dont  des lance -roquettes, des  grenades offensives « ont lancé une attaque de grande ampleur contre les localités de Wélingara et Ogossagou,  dans le cercle de Bankass.

Dans la première attaque, c’est une base d’une milice peule   tenue par un déserteur de l’armée, le lieutenant Sékou Bolly (qui déclare combattre l’insécurité au centre et qui était engagé dans le processus DDR)  qui a été visée par les chasseurs donzos. Au cours des combats, une dizaine d’éléments appartenant à ladite milice ont été tuées.

Après ce forfait, ils ont mis le cap sur le village d’Ogossagou peul alors que les habitants étaient encore endormis. Certains n’ont même pas eu le temps d’ouvrir les yeux  lorsque les premières balles ou coups de machettes se sont abattus sur eux. Plusieurs résidents ont, semble-t-il,  été consumés dans les flammes de leurs concessions provoquées par les assaillants alors que d’autres ont été exécutés pendant qu’ils se sauvaient.

Le village d’Ogossagou,  complètement dévasté,  n’est que ruines après le passage des chasseurs donzos. Quelque 136 civils sans défense ont été massacrés et 51 autres ont été  blessés. Ce bilan reste  que provisoire et concerne uniquement les corps qui ont pu être ramassés. D’autres corps sans vie pourraient encore sortir  des décombres, précise une source locale.

Source: l’Indépendant