mar. Oct 27th, 2020

UNE NATION QUI LIT EST UNE NATION QUI GAGNE

Réaction de la Procureure générale de la Cour pénale internationale (CPI) suite aux massacres d’Ogossagou:  » Quiconque incite à commettre des actes de violence en les ordonnant ou les sollicitant, s’expose à des poursuites devant la Cour « 

Réaction de la Procureure générale de la Cour pénale internationale (CPI) suite aux massacres d'Ogossagou " Quiconque incite à commettre des actes de violence en les ordonnant ou les sollicitant, s'expose à des poursuites devant la Cour "

La Procureure générale de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda a vivement réagi, lundi dernier,  aux tueries du village peul d’Ogossagou dans le cercle de Bankass. Elle déclare » condamner fermementces crimes « et appeler  » toutes les parties concernées à s’abstenir de recourir à la violence « .

Fatou Bensouda, qui indique que son Bureau est en contact étroit avec les autorités maliennes, notamment dans le cadre de ces événements signalés plus haut, va prendre   » toutes les mesures qui s’imposent, en complémentarité avec le système de justice pénale du Mali, afin de veiller à ce que ceux qui ont participé ou contribué de toute autre manière à ce qui semble être des crimes abominables susceptibles de relever de la compétence de la Cour pénale internationale fassent l’objet d’une enquête et de poursuites « .

Dans l’immédiat, précise la Procureur générale » une délégation du Bureau va rencontrer cette semaine les représentants des autorités compétentes pour discuter de ces questions « .  

En clair pour la Procureure générale   » Quiconque incite à commettre ou commet des actes de violence notamment en ordonnant, en sollicitant ou en encourageant la commission de crimes relevant de la compétence de la CPI, ou en y contribuant de toute autre manière, s’expose à des poursuites devant la Cour, dans le plein respect du principe de complémentarité. Les violences doivent cesser « .

« La situation au Mali a été déférée à mon Bureau par les autorités maliennes en 2012 et une enquête a été officiellement ouverte en 2013. Mon Bureau demeure saisi de cette situation et continuera de suivre de près les événements qui se produisent dans le centre et dans d’autres régions du pays. » conclut la procureure générale de la CPI.

A.DIARRA

Source: l’Indépendant