lun. Sep 21st, 2020

UNE NATION QUI LIT EST UNE NATION QUI GAGNE

Pour éviter que le pays sombre dans le chaos: L’ex-Premier ministre Ahmed Mohamed Ag Hamani prône «l’apaisement et l’union sacrée autour du Mali»

Pour éviter que le pays sombre dans le chaos: L'ex-Premier ministre Ahmed Mohamed Ag Hamani prône «l'apaisement et l'union sacrée autour du Mali»

La coalition citoyenne de la société civile pour la paix, l’unité et la réconciliation nationale, présidée par l’ancien Premier ministre Ahmed Mohamed Ag Hamani, a animé une conférence de presse, le mardi 2 avril dernier, à l’hôtel Kimpesky de Bamako. L’objectif pour les responsables de cette organisation était de prôner l’apaisement et l’union sacrée autour du Mali, notamment en ces temps où l’insécurité fait rage au Mali.

Au présidium de cette rencontre, il y avait outre l’ancien Premier ministre Ahmed Mohamed Ag Hamani, le président de CRI 2002, Dr Sall Abdoulaye, le président du Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur (HCME) Habib Sylla, le maire de Ouenkoro, Harouna Sankaré et l’Imam Mamadou Diallo. Tous étaient venus prononcer un discours appelant les Maliens à l’union des cœurs et des esprits.

Ils ont vigoureusement condamné la montée de discours haineux qu’ils considèrent comme une violence verbale.

Selon l’ancien Premier ministre, le drame d’Ogossagou  » vient davantage confirmer l’extrême fragilité de notre tissu social« . Pour lui, même si les causes de ces drames peuvent en partie avoir des ramifications extérieures, il n’en demeure pas moins que les solutions doivent venir de l’intérieur. Avant d’ajouter que ce qui s’est passé à Ogossagou  » dépasse le village, la région de Mopti et transcende toutes les ethnies« . Ajoutant qu’avant tout particularisme, les victimes sont d’abord maliennes.

Abondant dans le même sens, le Dr Abdoulaye Sall a appelé les uns et les autres à se concentrer sur ce qui nous unit à savoir le Mali.

Et l’ancien Premier ministre de renchérir  » Ne nous trompons surtout pas d’ennemis ni de combat. L’ennemi, ce n’est ni le gouvernement, ni l’opposition ni la société civile. L’ennemi a un seul nom : Notre désunion« . D’où son appel à l’endroit des religieux à transcender ce qui les divise et à contribuer à l’apaisement. Avant de préciser que  » le tribunal de l’histoire est implacable et qu’il nous jugera tous« .

Quant au président du Haut Conseil des Maliens de l’extérieur, Habib Sylla, il a indiqué que la diaspora vit difficilement les drames qui se produisent au Mali.

Raison pour laquelle il a appelé au renforcement de la cohésion sociale et du vivre ensemble. Pour lui, les conflits au Mali nourrissent d’autres personnes qui ne veulent pas que cette situation cesse.

Idem pour le maire de Ouenkoro, dans la région de Mopti, Harouna Sankaré. Tout en réfutant la thèse de conflit intercommunautaire, il a ajouté que les vrais bénéficiaires sont les terroristes. Pour remédier à cette situation, il a appelé l’Etat à ne pas faire de complaisance dans le désarmement intégral de toutes les milices.

Pour sa part, l’Imam Mamadou Diallo, vice-président de ce regroupement de la société civile, a fait des bénédictions en faveur du retour de la paix définitive au Mali.

Massiré DIOP

Source: l’Indépendant