Suite au raid de Barkhane ayant tué trois civils samedi dernier dans la région de Tombouctou: Les proches des victimes dénoncent une « bavure militaire »

Suite au raid de Barkhane ayant tué trois civils samedi dernier dans la région de Tombouctou Les proches des victimes dénoncent une "bavure militaire"

La polémique enfle de plus en plus suite au raid mené par l’Opération Barkhane dans la région de Tombouctou contre un véhicule suspect, le samedi 8 juin dernier. Les faits se sont produits exactement dans le secteur de Raz El Ma.

Selon nos sources, ledit véhicule a aussitôt dévié sa route et filé à vive allure après avoir aperçu des militaires français de l’Opération Barkhane. C’est-là qu’un raid a été lancé contre eux tuant sur le coup trois occupants du véhicule.

Cette situation a été dénoncée par le chef de la communauté Kel Razzaf Ichirifene, Mohamed Ali Ag Mattahel qui s’est rendu sur place pour constater les dégâts.

Dans une vidéo circulant sur les réseaux sociaux, ce dernier montre le véhicule calciné suite au raid ainsi que les corps des victimes qui ont été enterrés sur place. Les trois personnes tuées ont pour noms Ahmad Ag Assadek (48 ans), Himama Ag Hamati (chauffeur de 19 ans) et Ali Ag Abdallah Ag Assadek (enfant de 12 ans). Leurs corps ont également été calcinés.

Selon des sources locales, ces faits se sont déroulés dans l’après-midi du samedi 8 juin. Les occupants du véhicule avaient quitté Raz El Ma pour se rendre à Tibrame afin d’aider la famille d’un notable du nom de Mako Ag Inadrarane à déménager. Sur leur chemin, ils ont croisé une patrouille de Barkhane dans la zone. Pris de panique, ils ont dévié leur chemin, craignant d’être pris pour cible. C’est à ce moment qu’ils ont attiré l’attention des militaires français qui ont ouvert le feu sur eux.

Selon le chef de la communauté, Kel Razzaf Ichirifene, Mohamed Ali Ag Mattahel, les forces françaises de Barkhane ont provoqué une  » bavure militaire « . Il va même plus loin en qualifiant cet acte de  » crime contre l’humanité « . C’est ainsi qu’il a demandé l’ouverture d’une enquête indépendante afin de déterminer les circonstances exactes de cet incident et situer les responsabilités afin que les auteurs soient punis.

Signalons que cette situation a provoqué des tensions entre les populations locales et les forces françaises. Ce n’est pas la première fois que celles-ci sont accusées de provoquer  » une bavure militaire « . Par ailleurs, il faut reconnaître que dans ces zones, il est très difficile de séparer le bon grain de l’ivraie. Les terroristes se servent aussi des populations comme bouclier humain afin d’échapper à la traque que leur livrent certaines forces comme Barkhane. Ces populations craignant d’être ciblées par les terroristes ont parfois peur de collaborer. Ce qui fait souvent qu’elles sont accusées de complicité et certains des membres capturés par Barkhane.

Laquelle finit généralement par les relâcher, faute de preuve alors que d’autres suspects sont remis entre les mains des autorités maliennes.

MD

Source: l’Indépendant

 

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