mar. Mai 18th, 2021

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Commémoration de la Journée de l’Enfant Africain: Les enfants de la communauté africaine épris de paix

Commémoration de la Journée de l'Enfant Africain Les enfants de la communauté africaine épris de paix

43 ans après le massacre des enfants de Soweto (Afrique du Sud) qui réclamaient leurs droits, l’Afrique commémore la journée du 16 juin. Les enfants de la communauté africaine vivant au Mali, à travers des défilés, chacun dans sa tradition, ont véhiculé des messages émouvants à la recherche de paix pour une Afrique unie. Placée sous la présidence de la Première Dame, Kéita Aminata Maïga, la commémoration est une initiative de la Cité des Enfants, sous la direction de Koumaré Amina Cissé.  

Placée sous le thème  » Action Humanitaire en Afrique : les droits des enfants d’abord« , la commémoration du 16 juin 1976 est une interpellation de l’ensemble des acteurs humanitaires et de ceux des gouvernements à accorder, dans leurs interventions, la priorité absolue aux enfants, afin d’alléger leurs souffrances tout en respectant leur dignité. Elle met l’accent sur la nécessité d’intégrer les droits de l’enfant dans les politiques et programmes de développement des États membres dans le cadre de la mise en œuvre de l’agenda 2030.

La communauté africaine, représentée par la République Centrafricaine, la Côte-d’Ivoire, le Ghana, le Nigéria, le Togo et le Mali, chacun, dans sa diversité culturelle, en a appelé à la paix et sa réelle consolidation en Afrique, particulièrement au Mali où les enfants sont victimes de fermeture d’école pour diverses raisons, de manque de soins appropriés de santé, voire victimes de massacres comme à Ogossagou, Kolongo, Koro, Gangafani, Sobane Da….

Et la ministre de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, a apprécié, à juste titre, les différents messages qui soulignent le degré d’engagement des enfants face à la situation qui prévaut.

Selon la ministre, pendant les crises humanitaires, le respect des principes fondamentaux des droits de l’enfant doit être une priorité. Lorsque celui-ci est menacé, c’est leurs droits et leurs besoins fondamentaux qui sont ignorés.

Convaincue du rôle des enfants dans la société, la représentante de la Minusma, Joanne Adamson, leur dira de ne pas se sous-estimer, car, leur participation contribuera efficacement à protéger des milliers d’autres enfants contre les impacts d’un environnement hostile en  situation de conflit armé, tels que l’inaccessibilité à l’éducation, l’enrôlement dans les groupes et mouvements armés ainsi que les viols et les violences sexuels.  » Votre rôle est fondamental et déterminant dans le processus qui va aboutir à un environnement social et politique apaisé « , en a-t- elle appelé aux enfants.

Pour la présidente du parlement des enfants, Badiallo dite Bassan Sow, la nécessité d’intégrer les droits de l’enfant dans les politiques et programmes de développement des Etats membres dans le cadre de la mise en œuvre de l’agenda 2030 s’impose avec la situation qui prévaut.

A l’intention des partenaires et de la Première Dame, elle a développé un plaidoyer en faveur de la réhabilitation du bâtiment qui abrite le siège du parlement des enfants, aujourd’hui dans une situation de délabrement total, n’offrant plus les meilleures conditions de travail.

En tant que maman, la Première Dame, Kéita Aminata Maïga, a rappelé les circonstances de l’érection du mur des enfants, inauguré le 10 mars 1989. Ce qui avait été l’occasion pour elle de lancer un cri du cœur quelques jours après l’attaque du village de Sobane Da, où des enfants sont également tombés. Visiblement émue, elle se demande toujours pourquoi, qu’avons-nous fait pour que cela tombe sur nos têtes ? Mme Kéita en a appelé à l’engagement de tous pour que ces attaques barbares cessent.  » Donnons- nous la main, sensibilisons ceux qui ne le sont pas  » a t-elle dit.

Au parlement des enfants, elle a conseillé le travailler pour le changement de comportements. Elle a exhorté les enfants à réussir ce que les adultes n’ont pu faire :  » quand on veut, on peut, tout est une question de volonté ». Son intervention a été suivie de prières pour le pays et pour tous ses fils

Mah Thiam KONE

Source: l’Indépendant