dim. Août 9th, 2020

UNE NATION QUI LIT EST UNE NATION QUI GAGNE

Le ministre Housseini Amion Guindo lors du lancement du Mouvement «les Gilets Verts»  » Plus de 1.000 milliards FCFA investis par l’État et ses partenaires ces dernières années pour réguler le secteur de l’environnement « 

Le ministre Housseini Amion Guindo lors du lancement du Mouvement «les Gilets Verts» " Plus de 1.000 milliards FCFA investis par l'État et ses partenaires ces dernières années pour réguler le secteur de l'environnement "

Le Palais de la Culture Hamadou Ampaté Bâ a abrité, le samedi 17 août, la cérémonie de lancement du mouvement « Les Gilets Verts, mon environnement je m’en occupe « , placée sous la présidence du Premier ministre Dr. Boubou Cissé. Elle a regroupé toutes les associations et organisations de la Société civile.

C’est dans une ambiance festive que le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Housseini Amion Guindo a procédé au lancement du mouvement  »Les Gilets Verts ».

Sur les banderoles déployées pour la circonstance on pouvait lire :  » Notre planète est malade de son climat, soyons à son chevet avant qu’il ne soit trop tard « ,  » L’homme se doit d’être le gardien de la nature et non son propriétaire « ,  » Tous ensemble contre les pollutions « ,  » La protection de l’environnement est un devoir constitutionnel « ,  » Protéger l’environnement revient moins cher que de le réhabiliter « ,  » Protéger l’environnement, c’est préserver l’avenir de nos enfants « .

Le Mouvement  »Les Gilets Verts » regroupe des jeunes, des hommes, des femmes, des associations, des ONG, des religieux, des chasseurs, des chefs coutumiers, des leaders d’opinion, des volontaires, des bénévoles et des anonymes dévoués à la cause de l’environnement. L’objectif est de favoriser l’émergence d’une société civile indépendante, consciente des enjeux de la gestion efficiente du cadre de vie.

Dans leurs interventions, le maire de la Commune V, le chef de quartier de Badalabougou, le représentant des leaders religieux, le Réseau des communicateurs traditionnels du Mali et les donzos se sont tous réjouis de cette initiative. Ils ont affirmé qu’ils s’engageront à côté de l’Etat pour soutenir et accompagner  »Les Gilets Verts ».

Le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Housseini Amion Guindo a, dans ses propos introductifs, indiqué qu’au delà des instruments juridiques, législatifs et réglementaires existants, l’objectif est de mettre sur pied une vraie politique nationale de promotion de la citoyenneté, en conformité avec l’article 15 de la Constitution qui rappelle à chacun son devoir envers l’environnement,  » Toute personne a droit à un environnement sain. La protection, la défense de l’environnement et la promotion de la qualité de la vie sont un devoir pour tous et pour l’État « .

Selon lui, malgré plus de1 000 milliards investis par l’État et ses partenaires ces dernières années pour réguler le secteur de l’environnement, le défi reste toujours immense dans le domaine de la protection de notre cadre de vie ainsi que la sauvegarde de nos cours d’eau et de nos forêts.

 » Pour inverser cette tendance, nous sommes convaincus que la solution passe forcément par une appropriation à la base des questions liées à l’environnement et à l’assainissement « , a souligné le ministre.

A l’en croire, l’initiative des Gilets Verts vise à opérationnaliser cette dynamique qui devrait apporter non seulement une contribution significative aux questions fondamentales qui concernent la prévention et la lutte contre les pollutions et les nuisances, mais aussi contribuer à la lutte contre la pauvreté et prévenir certains conflits communautaires liés à l’accès des ressources naturelles.

 » Pour mieux outiller les Gilets Verts, les services techniques de mon département seront mis à contribution en vue de la  prise en charge de leur formation « , a-t-il conclu.

Il convient de signaler que le département de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable organisera un concours de propreté entre les différents quartiers, communes et les villes du Mali.

Abdoul DEMBELE

Source: l’Indépendant