jeu. Mai 28th, 2020

UNE NATION QUI LIT EST UNE NATION QUI GAGNE

Violences faites aux femmes Face à la multiplicité des cas enregistrés en 2018, les femmes de la SOMAGEP  s’engagent

Violences faites aux femmes Face à la multiplicité des cas enregistrés en 2018, les femmes de la SOMAGEP s'engagent

Amener les femmes à voir venir les choses, les identifier et les éviter, c’est le but de la conférence-débat organisée par l’Amicale des femmes de la Société Malienne de Gestion de l’Eau Potable (SOMAGEP), dirigée par Haïdara Nania Hako, pour lutter contre les violences faites aux femmes. En partenariat avec ONU-femme, l’objectif de la rencontre est d’informer et de sensibiliser les femmes de la société sur la problématique des violences faites aux femmes. Cette conférence-débat est une opportunité  et un moyen de lutte que les femmes de la SOMAGEP comptent mettre à profit  afin de se renforcer  et de faire face à toutes formes de violences.

Dans son planning d’activité 2019, l’Amicale des Femmes de la SOMAGEP-SA a prévu de célébrer la Journée Panafricaine de la Femme en organisant une conférence-débat sur les violences faites aux femmes.

Il s’agit pour l’Amicale de défendre les intérêts professionnels, moraux et matériels des femmes afin de faire comprendre aux femmes comment prévenir et réagir contre toutes formes  de violences qu’elles risqueraient de subir.

En effet, il ressort du rapport des Nations-Unies qu’une femme sur trois dans le monde a subi des violences du simple fait d’être une femme.

En 2018, le Mali a enregistré 1948 cas de violences faites aux femmes. Des femmes sont sauvagement assassinées, battues ou violées. S’y ajoutent celles qui souffrent dans l’anonymat total au sein des foyers ou dans leurs lieux de travail au quotidien. Elles subissent toutes sortes de violences, physiques, émotionnelles, sexuelles et économiques.  Malgré la ratification  des textes relatifs à la lutte contre toutes les formes de violences faites aux femmes et aux jeunes filles, la violence basée sur le genre continue d’être la réponse à toute tentative  d’émancipation des femmes.

C’est pour remédier à cette problématique que l’Amicale des femmes de la SOMAGEP, selon sa présidente, Haïdara Nania Hako, a décidé de mettre en place des outils  et des formations nécessaires pour faire face à ce phénomène et pour permettre aux femmes victimes des violences de trouver des interlocuteurs au sein de l’entreprise.

L’Amicale, à en croire sa présidente, est partie du principe que toute discrimination à l’endroit des femmes est une forme de violence,  » il est important pour nous de défendre nos intérêts par des sensibilisations, des formations et des renforcements de capacités« , a-t-elle  rappelé.

Pour le Directeur général de la SOMAGEP, Aboubacar Kane, les violences faites aux femmes sont devenues des questions d’actualité assez récurrentes, avec pour conséquences terribles des pertes en vie humaine, des handicaps permanents, des traumatismes. Ces violences, malheureusement, transcendent les milieux professionnel, social et générationnel ; aucune couche sociale n’est épargnée.

Les chiffres indiqués ci-dessus sont en deçà de la réalité car, la plupart du temps, les victimes sont réduites au silence et peuvent même être culpabilisées.

Et les raisons de ces violences sont multiples et peuvent tirer leurs racines des cultures, traditions et croyances des sociétés qui en sont victimes. Aussi, exhorte-t-il les femmes de son service à se battre pour la préservation de leurs droits et de leurs libertés parce  » qu’une femme libre, est une femme libérée du joug primitif de l’oppression« .

Mah Thiam KONE

Source: l’Indépendant