dim. Mai 24th, 2020

UNE NATION QUI LIT EST UNE NATION QUI GAGNE

Promotion de l’entrepreneuriat au sein des institutions d’Enseignement supérieur du Mali Dix startups créées par les étudiants de l’ISA/USTTB, soutenues et accompagnées par le PROCEJ et le PADES

Promotion de l'entrepreneuriat au sein des institutions d'Enseignement supérieur du Mali Dix startups créées par les étudiants de l'ISA/USTTB, soutenues et accompagnées par le PROCEJ et le PADES

Pour les universités, il est important de faire de la création d’entreprise une véritable alternative sur le marché de l’emploi, qui favorisera l’émergence d’une nouvelle génération de créateurs issus de nos formations. C’est dans ce cadre qu’une convention de financement de dix startups de l’Institut des Sciences Appliquées, structure de formation professionnelle en Sciences et Technologies de l’Université des Sciences, des Techniques et des Technologies de Bamako (USTTB) a été signée, hier jeudi, au Conseil National du Patronat du Mali (CNPM).

Pour cette première phase, 10 startups créées par les jeunes étudiants de l’Institut des Sciences Appliquées (ISA), ayant bénéficié de plus d’une année d’incubation à Bamako Incubateur, seront accompagnées par le Projet de Développement des Compétences et Emploi des Jeunes (PROCEJ) et le Projet d’Appui au Développement de l’Enseignement Supérieur (PADES).

Ce groupe est constitué de producteurs ou développeurs de l’ISA et de la Faculté des Sciences et Techniques (FST), de gestionnaires de l’Institut Universitaire de Gestion (IUG) et de communicateurs de l’Institut Universitaire de Technologie (IUT). Dans les mois à venir, ceux-ci vont s’implanter dans les domaines des énergies renouvelables, du transport en passant par la transformation agroalimentaire et  l’E-santé.

Selon le Conseiller technique du ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Pr. Massa Makan Diabaté, l’Institut des Sciences Appliquées se soucie d’adapter ses formations à l’évolution du marché du travail tout en relevant le défi de l’employabilité des jeunes. Pour ce faire, il entend contribuer à inspirer et à former ses jeunes sortants à l’esprit d’initiative et aux valeurs de l’entreprise, les préparer à réussir une carrière professionnelle et développer leur sens des responsabilités.

Il dira que pour les universités, il est important de faire de la création d’entreprise une véritable alternative sur le marché, qui favorisera l’émergence d’une nouvelle génération de créateurs issue de nos formations. C’est dans ce cadre qu’un dispositif d’accompagnement des étudiants de l’ISA porteurs de projet de création d’entreprises, dans le cadre du programme  » GENESIS Startups Mali« , a été mis en place en février 2018. Ce dispositif contribue à la promotion de l’entrepreneuriat au sein des institutions d’Enseignement supérieur du Mali, a-t-il précisé.

Pour sa part, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Jean Claude Sidibé, présidant la cérémonie, dira que selon le rapport de l’EMOP 2018, le taux de chômage des diplômés de l’Enseignement supérieur au Mali était de 24,3% contre 6,2% pour les jeunes ayant aucune éducation et 8,3% au niveau global. Cette situation s’explique, en partie, par le déséquilibre entre l’offre de formation et les emplois disponibles dans l’économie, créant ainsi des situations de chômage et de sous-utilisation des qualifications disponibles.

Il a précisé que la promotion de l’entrepreneuriat dans le système éducatif et la mise en place de programme d’appui à la création de Petites et Moyennes Entreprises (PME) constituent sûrement un créneau porteur pour les jeunes dans le cadre de la promotion de l’emploi.

Création de 116 emplois

Jean Claude Sidibé de déclarer que  » par cette cérémonie, mon département et celui de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, dans un partenariat dynamique avec le secteur privé, apportent une réponse au défi de la création d’emplois par les jeunes et pour les jeunes« . Soutenant que la signature de cette convention  va permettre de soutenir 10 startups pour un montant total de 171.000.000 FCFA.

Ce financement est réparti comme suit : 51.300.000 FCFA sous forme de subvention d’amorçage et 119.700.000 FCFA sous forme de crédit bancaire avec, à la clé, la création de 116 emplois.

En plus de ce financement, le PROCEJ va soutenir financièrement un programme d’accompagnement et de coaching pour ces 10 startups pour une durée d’un an.

La signature de la convention par le Recteur de l’USTTB, Pr. Waty Diallo, le Directeur administratif du groupe EUREKA de Bamako Incubateur, Pr. Amadou Traoré et le Coordinateur du PROCEJ, Drissa Ballo, a mis fin à la rencontre.

F.C

Source: l’Indépendant