dim. Mai 31st, 2020

UNE NATION QUI LIT EST UNE NATION QUI GAGNE

À PROPOS DES «5 500 MILLIARDS DE F CFA RAPPORTÉS» par le président IBK de sa visite en chine en 2014 «Ce sont des Mémorandums d’Entente qui ont été signés et non des Conventions»

à propos des «5 500 milliards de F CFA rapportés» par le président IBK de sa visite en chine en 2014 «Ce sont des Mémorandums d’Entente qui ont été signés et non des Conventions»

Invité au Forum Economique Mondial (WEF), le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta, a effectué, du 9 au 13 septembre 2014, une visite à Tianjin, en République Populaire de Chine, pour prendre part à cet important rendez-vous qui reçoit chaque été plus de 1600 participants venant de 90 pays. Lors de ce grand rendez-vous d’affaires, 34 engagements ont été signés pour plus de 5 500 milliards de FCFA, dans les domaines aussi stratégiques que les infrastructures, le bâtiment, le transport, l’énergie, l’investissement, les mines, la technologie et le numérique.

Concernant l’exécution de ces Conventions, le Directeur de l’Asie et l’Océanie au niveau du ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération internationale, l’ambassadeur Mahmoud M. Arby a apporté plus de précisions.

« Ce sont des Mémorandums d’Entente qui ont été signés et non des conventions. C’est ce que beaucoup de gens n’ont pas compris. Ils ont été signés entre les représentants du gouvernement malien et les entreprises chinoises.  Ils permettaient d’évaluer le coût des projets que les entreprises chinoises se promettaient de réaliser au Mali. Il s’agit pour les deux parties de voir comment procéder à leur mise en œuvre. Si, lors de ce processus, les deux parties se trouvent confrontées à  des problèmes, elles peuvent renoncer ». 

Aux dires de l’ambassadeur Arby, la coopération entre le Mali et la Chine est une « coopération franche, efficace qui fait peu de bruit ». Les Chinois agissent en fonction de « nos besoins et nos priorités ».

« Aujourd’hui, nous avons des projets ficelés dans le cadre de la signature des Mémorandums de 2014 qui sont relatifs à la réhabilitation de l’aéroport de Sikasso, du Chemin de fer Bamako-Dakar et à la réalisation du 4è pont de Bamako. Il s’agit aussi de pouvoir assurer la continuité des projets qui étaient en cours de maturation. Par exemple, la Centrale photovoltaïque de Kati (40 Mégawatts), le projet Mali Numérique (161 millions US), les projets d’électrification des régions de Koulikoro et de Sikasso (20 milliards F CFA) qui sont en cours d’exécution et plusieurs dons de la Chine en ont suivi.  Les Mémorandums de 2014 sont, en réalité, des intentions. C’est comme un portefeuille de projets que les deux parties présentent et se mettent d’accord pour l’exécution. Tous les projets ont été listés. Chaque fois qu’il s’agit de la coopération avec la Chine et que nous avons des opportunités, nous présentons les projets les plus prioritaires. C’est ce que le département technique est en train de faire », a-t-il ajouté.

Pour qu’un projet soit financé, Mahmoud M. Arby a indiqué qu’il faut que le bénéficiaire et le financier y trouvent chacun son intérêt.  Et les projets déjà ficelés ont été renvoyés à la partie chinoise tout en suivant un processus.

A l’entendre, l’intervention de la Chine n’est pas seulement sur le plan économique, c’est aussi au plan politique.

Etant membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, la Chine a toujours soutenu les dossiers du Mali devant cette instance. « La Chine est un pays phare de notre coopération. La Chine et le Mali  n’ont jamais varié dans le soutien l’un vis-à-vis de l’autre », a-t-il conclu.

Bandiougou DIABATE

Source: l’Indépendant