jeu. Août 13th, 2020

UNE NATION QUI LIT EST UNE NATION QUI GAGNE

Processus budgétaire national Le budget d’Etat 2019 s’élève à 2 023,2 milliards contre 1 957,6 milliards de Fcfa en 2018 soit une hausse de 65,5 milliards

Processus budgétaire national Le budget d’Etat 2019 s’élève à 2 023,2 milliards contre 1 957,6 milliards de Fcfa en 2018 soit une hausse de 65,5 milliards

Le groupe de suivi budgétaire (GSB) en partenariat avec le programme d’appui à la gouvernance locale (Mali SNGP) de l’USAID, tiennent depuis hier, un atelier de formation de deux jours sur le processus budgétaire  national à l’intention  des parlementaires, des organisations de la société civile et de la presse. 

Il s’agit  lors de cet atelier de renforcer les capacités et de promouvoir la communication entre les organisations faitières de la société civile, les autorités politiques et administratives, les universitaires, les médias et les citoyens afin de mieux outiller les participants dans leurs actions de suivi et de plaidoyer budgétaire. Toute chose qui facilitera un cadre de partage et d’échange entre les organisations de la société civile et la direction générale du budget sur le processus budgétaire national. Il est aussi question d’informer le grand public sur les allocations budgétaires de l’Etat pour l’exercice 2019 à travers le livret du budget citoyen 2019.

Pour la représentante du GSB, Sangaré Nana Coulibaly : «  le budget est un outil essentiel pour assurer le développement économique et la paix sociale, car, il traduit d’une manière générale la politique économique et sociale de l’Etat et des collectivités territoriales. Cet impératif a conduit les gouvernements et la société civile à chercher la transparence et la responsabilité dans la gestion budgétaire, la participation citoyenne au processus du budget, la prise en compte du genre et les droits humains  en lien  avec le budget ».

Cet atelier de deux jours, pour Moussa Doumbia de Mali SNGP, s’inscrit en droite ligne d’un des objectifs stratégiques de son organisation visant à améliorer la coordination et la communication entre l’Etat central, les collectivités territoriales et les citoyens à travers les organisations de la société civile. C’est pourquoi, selon lui :  « la rencontre permettra aux élus à se préparer à l’interpellation du gouvernement sur les allocations budgétaires au cours des sessions budgétaires ».

En effet, le budget est une prévision des recettes et des dépenses. En 2019, la politique budgétaire s’inscrit dans l’atteinte de l’objectif d’un déficit budgétaire soutenable de 3%, conformément aux  critères de convergence de l’UEMOA. S’agissant de la projection des recettes et des dépenses en 2019, trois éléments fondamentaux interviennent dans le calcul des recettes que sont : les derniers chiffres connus des recettes fiscales, l’accroissement probable du produit intérieur brut ; les effets de modifications de la législation fiscale intervenues en cours d’année. Ainsi, les recettes se chiffrent à 2 023,2 milliards Fcfa dans le budget 2019 contre un montant de 1.957,6 milliards Fcfa dans le budget 2018, soit une augmentation de 65,5 milliards (3,3%).  Quant aux fonctions les plus dominantes dans le budget 2019 ce sont les affaires économiques  26,3%, suivies des services  généraux des administrations publiques 24,3%, puis de l’enseignement 15% et la défense 11,5%. Les fonctions de santé et de sécurité, représentent respectivement 5,1% et 6%. Au niveau de l’administration, les dépenses  exécutées passent de 972,4 milliards Fcfa en 2018 à 1 892,5 milliards Fcfa en 2019, ces chiffrent représentent 78,5% du budget total en 2019. S’agissant du déficit budgétaire, il ressort que le budget d’Etat 2019 présente un déficit prévisionnel de 387,2 milliards Fcfa contre 373,2 milliards Fcfa en 2018, soit une augmentation de 3,8%.

Mah Thiam KONE

Source: l’Indépendant