mar. Mai 18th, 2021

UNE NATION QUI LIT EST UNE NATION QUI GAGNE

Deuxième édition du Salon International de l’Artisanat du Mali (SIAMA) 4 026 visiteurs enregistrés en deux jours La satisfaction au rendez-vous

Deuxième édition du Salon International de l'Artisanat du Mali (SIAMA) 4 026 visiteurs enregistrés en deux jours - La satisfaction au rendez-vous

La deuxième édition du Salon International de l’Artisanat du Mali (SIAMA) a ouvert ses portes, jeudi 7 novembre, au Parc d’exposition de Bamako. Des exposants, venus de l’intérieur du pays, de la sous-région et même d’Europe, participent à cette biennale artisanale, organisée par l’Assemblée Permanente des Chambres des Métiers du Mali (APCMM), en partenariat avec le ministère de l’Artisanat et du Tourisme. Pour cette édition, plus  de 500 stands climatisés, 84 bâtis et 222 aménagés, ont été mis à la disposition des exposants. Tous ont été occupés. Les organisateurs ambitionnent de relever le défi de faire le plein, dans un pays submergé par la déferlante terroriste.

Cette 2è édition du SIAMA donnera une fois encore la chance aux artisans maliens de montrer leur savoir-faire aux différents visiteurs et leur capacité à répondre aux commandes nationales et internationales. Satisfaction, c’est le sentiment le mieux partagé durant cette deuxième édition du SIAMA. Organisateurs, exposants et visiteurs sont unanimes sur la bonne tenue de ce salon.

Le deuxième jour du Salon a été consacré à la visite des différents stands d’exposition par Mme la ministre Nina Wallet Intalou et ses homologues du Sénégal, du Burkina Faso et du Niger. Les différents ministres ont pu constater le travail de qualité entrepris par les artisans du Mali et ceux des pays invités.

Lors de notre passage sur le site, lundi 11 novembre, la ministre de l’Artisanat et du Tourisme, Nina Wallet, accompagnée d’une délégation,  a visité une vingtaine de stands parmi les 800 aménagés pour l’occasion. Au cours de sa visite, la ministre a pu apprécier divers produits et a réaffirmé le soutien et l’accompagnement du gouvernement en faveur de l’Artisanat malien.

La crise des touristes occidentaux constatée

Selon le président de l’APCMM, Mamadou Minkoro Traoré, tout se passe bien. « Nous sommes très contents. En deux jours, nous avons enregistré 4026 visiteurs et nous comptons sur la visite de nos hôtes venus pour la célébration du Mawlid. Une dizaine de pays est représentée, dont l’Algérie, le Bénin, le Burkina Faso, le Niger, la Côte d’Ivoire, le Togo, le Cameroun, le Ghana, le Pakistan et l’Italie.

 » D’autres délégations sont également attendues dans les jours à venir. De nombreux pays sont présents au SIAMA avec leurs artisans et une forte délégation« , a déclaré fièrement Mamadou Minkoro Traoré. Avant d’ajouter: « On a dû rajouter une centaine de stands, ce qui montre que la destination Mali est toujours une bonne destination quand il s’agit de l’art africain. C’est la preuve qu’il y a une solidarité africaine et au-delà une ouverture au reste du monde parce que nous avons des communautés qui viennent de partout. L’artisanat est quelque chose qu’il faut continuer à soutenir », a-t-il insisté.

Toutefois, signalons que l’artisanat malien a été frappé de plein fouet par la crise que traverse le pays. Malgré ce constat, le président de l’APCMM reste convaincu de lendemains meilleurs pour le secteur.

« L’Etat a beaucoup fait en matière d’infrastructure. Nous disposons des villages artisanaux, des Maisons de l’Artisan et, fait majeur, le Décret relatif à l’accès des artisans à la commande publique. Malheureusement, la crise empêche les touristes de venir. Mais après cette période d’instabilité, nous pensons connaitre un boom« , a soutenu Mamadou Minkoro Traoré. Dans les stands, on retrouve divers produits : tenues traditionnelles, médicaments tradi-thérapeutiques, des sacs et chaussures de fabrication artisanale, des produits agroalimentaires, des meubles, entre autres.

Les invités très satisfaits de l’organisation

Assise derrière ses tables, proposant des variétés d’encens et du  »clichi » (viande séchée en langue locale nigérienne), Mme Zara, une exposante venue du Niger et qui est à sa deuxième participation, relève une amélioration notoire dans l’organisation.

 » Alhamdoulillah, ça va ! Nous sommes bien installés par rapport à l’édition précédente. Avec de bons produits, l’affluence est plutôt bonne« , a assuré l’exposante Nigérienne, d’un air satisfait. Le Sénégal, qui est l’invité d’honneur de cette deuxième édition du SIAMA, occupe 13 stands avec divers articles made in Sénégal.

Le président du village artisanal de Saly (Sénégal), Momath Diaw, s’est dit honoré par le privilège accordé à son pays. « Le fait que le Sénégal soit l’invité d’honneur de ce salon me procure un grand plaisir. Ce choix traduit l’amitié et la fraternité entre nos deux pays. Nous sommes également satisfaits de l’accueil qui nous a été réservé. Les clients répondent également à l’appel« , se réjouit l’exposant sénégalais, drapé dans son boubou bleu.

Si certains se frottent les mains, d’autres par contre voient leurs affaires tourner au ralenti. Tel est le cas d’un exposant ghanéen, bijoutier traditionnel. « Depuis l’ouverture du Salon, je n’ai reçu qu’une seule cliente« , regrette-t-il.

L’ambiance est festive dans les stands climatisés. Musique, bonne odeur et causeries agrémentent les visites.

Karim, l’un des visiteurs du jour affirme que l’événement est déjà une réussite : les stands sont bien agencés et achalandés, bien aérés, les produits sont magnifiques et les prix sont abordables. Par contre, « on a faim et on ne trouve pas à manger « , nuance-t-il avec un léger sourire. Sa camarade, Kadiatou, visiblement émerveillée, trouve que le meilleur stand est celui des  »Meubles Made in Mali ».

Rappelons que le Parc d’exposition de Bamako accueillera des visiteurs jusqu’au 21 novembre, dans le cadre de cette grande messe artisanale. En marge de l’exposition, d’autres activités sont prévues, des défilés de mode, des ateliers thématiques sur le secteur de l’artisanat, des concours de dépeçage et des spectacles artistiques. Au-delà, le SIAMA, ce sont aussi des rencontres  » B to B « .

La sécurité assurée sur le site

Plus d’une centaine d’éléments des forces de sécurité (Police, Garde nationale, Gendarmerie et Protection civile) est mobilisée chaque jour pour la sécurité du site. Déjà, à l’entrée, les visiteurs sont soumis à des fouilles systématiques, des mesures qui peuvent rassurer et inciter les visiteurs à venir nombreux au SIAMA sans être inquiétés.

Bandiougou DIABATE  et Moussa B. SIDIBE, Stagiaire

Source: l’Indépendant