Litige foncier autour d’une parcelle à Faladié zone IJA Une affaire qui oppose Sidi Touré, qui occupe le terrain depuis 1977, à Mountaga Traoré qui affirme l’avoir acquis en 2008

Please follow and like us:

  • Share

Litige foncier autour d'une parcelle à Faladié zone IJA Une affaire qui oppose Sidi Touré, qui occupe le terrain depuis 1977, à Mountaga Traoré qui affirme l'avoir acquis en 2008

Le lot en question faisant objet de litige se trouve à Faladié zone IJA. Selon Mountaga Traoré, c’est le 8 octobre 2008 qu’il a acheté ce lot à usage d’habitation. A l’en croire, grande a été sa surprise de voir après son achat l’endroit occupé par un nommé Sidi Touré, blanchisseur de profession qui lui aurait signifié dans un premier temps avoir acquis le terrain du général Moussa Traoré qui le lui aurait offert.

Selon Mountaga Traoré, pour voir plus clair dans l’affaire, il déclare avoir à l’époque chercher à rencontrer le général Moussa Traoré qui a démenti cette version.  Cette première version de l’histoire n’ayant pas fait effet, c’est sur une petite sœur du général Moussa Traoré du nom de Mamou, poursuivra Mountaga Traoré,  sur qui Sidi Touré va se rabattre par la suite. Une allégation  qui sera démentie par cette dernière également.

Rapproché par nos soins pour avoir sa version des faits, Sidi Touré niera, farouchement, avoir avancé, en aucun moment, aucune de ces versions contradictoires pour prouver son appartenance sur ladite parcelle. A ses dires, ce terrain lui appartient de droit pour l’avoir acquis en déboursant la somme de 100 mille F maliens auprès d’un certain Bafo Touré depuis 1977. A en croire Sidi Touré, il fut l’un des premiers résidents de ce secteur, avant même que l’endroit ne soit loti. «  Quand j’achetais cette parcelle, il n’y avait quasi personne ici et le quartier ne disposait pratiquement d’aucune infrastructure sociale de base, même pas un cimetière  » a ajouté Touré. Toute chose qui a été confirmée par plusieurs habitants du quartier qui, pour la plupart, confessent avoir pu acheter des parcelles dans le secteur grâce à l’implication de Sidi Touré.

A en croire les nombreux témoignages qu’on a pu recueillir sur place, c’est auprès de l’ancien chef de village de Manancoroni, du nom de Fafrenba Doumbia qui ne vit plus, que le sieur Mountaga Traoré affirme avoir acheté cette parcelle en 2008. Mais les enfants de ce défunt homme (Fakôrô Doumbia et Yacouba Doumbia) que nous avons également interrogés, confessent que leur père n’a jamais possédé de terrain à Faladiè, à plus forte raison de le vendre.

Selon certaines sources, l’attestation de vente que possède Mountaga Traoré semble, en tout point de vue, être un document frauduleux pour la simple raison qu’on ne peut y lire les noms des témoins de la vente. Ce, contrairement à l’attestation de vente de Sidi Touré qui, elle, est bien légalisée avec le nom bien lisible des différents témoins et leurs contacts respectifs.

C’est au regard de tout ce qui suit que Touré, appuyé par ses avocats, a attaqué la décision de la mairie  du district de Bamako qui attribue la propriété de la parcelle à Mountaga Traoré. Le tribunal du travail saisi par Touré, après expertise, a annulé la décision de la mairie du district.

Toutefois, selon Mountaga Traoré, le tribunal administratif, à travers le juge Moumini Dogoni, aurait effectué l’annulation de cette décision sans qu’il ne soit mis au courant. A ses dires, lui et son avocat n’ont pas été impliqués dans la procédure de ce jugement. Toute chose qu’il juge inadmissible de la part d’un magistrat qui est censé être garant de la loi.

«  Au Mali, tout le monde s’accorde de plus en plus à affirmer que les magistrats travaillent maintenant sur la base du strict respect de la loi. Si malgré ces efforts consentis, certains magistrats comme ce juge s’adonne à des agissements pareils de nature à ternir l’image de toute la corporation, il est nécessaire que l’opinion publique soit mise au courant  » a ajouté Traoré qui entend faire recours à toutes les voies légales pour que le droit soit dit dans cette affaire et que sa parcelle lui soit restituée.

Ramata S.Kéita

Source: l’Indépendant