ven. Jan 24th, 2020

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 OMVS Cap sur la recherche de financement du volet «navigabilité pérenne» du fleuve Sénégal de Saint-Louis à Ambidédi au Mali 

OMVS Cap sur la recherche de financement du volet «navigabilité pérenne» du fleuve Sénégal de Saint-Louis à Ambidédi au Mali

La 18è Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS), qui s’est tenue le weekend dernier à Bamako, a adopté plusieurs recommandations, dont celles relatives à la mobilisation des financements pour la réalisation des Projets Hydroélectriques et de navigation sur le fleuve Sénégal de Saint-Louis  jusqu’à Ambidédi, au Mali.

Après les barrages hydroélectriques, la composante navigation est aujourd’hui l’un des projets majeurs de l’OMVS. Ce volet, qui est un vieux projet qui tarde à sa concrétiser, tient à cœur  les plus hautes autorités maliennes. Il repose principalement sur la navigabilité pérenne du fleuve Sénégal sur 905 km, entre Saint Louis du Sénégal et Ambidedi au Mali.

Elle est composée de deux volets: le premier volet est la navigation de base, qui comprend l’aménagement d’un chenal fluvial ; la construction d’un port fluvial à Ambidédi et d’un port fluvio-maritime à Saint Louis ; la construction d’une dizaine d’escales portuaires ; la réalisation de routes d’accès aux ouvrages hydroélectriques existants et à venir.

Le second volet est le transport minéralier sur le fleuve qui facilitera l’exploitation et l’évacuation, à moindre coût, des différentes richesses minières existant le long du fleuve dans les 3 pays (phosphates de Bofal en Mauritanie, phosphates de Matam au Sénégal, gisement de fer et de bauxite au Mali). Cette composante prévoit la construction d’un port maritime en eaux profondes aux environs de Saint Louis ; la construction de quais minéraliers à Matam et Boghé, dans un premier temps ; l’extension de l’aménagement du chenal navigable à 75 m de largeur et, à terme, la construction de quais minéraliers au Mali également.

Cet ambitieux projet pourrait devenir une réalité dans les années à venir. En effet, la 18ème conférence des chefs d’Etat de l’Organisation qui vient de se tenir à Bamako a inscrit parmi ses recommandations la recherche de financement nécessaire pour la concrétisation de ce projet.

Il faut souligner qu’en termes d’acquis techniques concrets, le Programme d’infrastructures régionales de l’OMVS a permis la réalisation et l’exploitation des ouvrages Diama, Félou (60 MW) et Manantali (200 MW), qui assurent le stockage de 11 milliards de m3 d’eau, la production de 800 GW/h/an d’énergie hydroélectrique et d’un réseau interconnecté de 1500 km de lignes de transport de fibre optique.

Les productibles des deux ouvrages hydroélectriques sont livrés aux sociétés nationales d’électricité du Mali, de la Mauritanie et du Sénégal. Un 3è ouvrage hydroéléctrique, Gouina, est en construction en territoire malien. C’est la Société de Gestion de l’Energie de Manantali (SOGEM), créée en janvier 1997 par les Etats membres, qui est chargée de la gestion de ces trois ouvrages.

En matière d’Energie, un 3è  barrage hydroélectrique, celui de Gouina (140 MW), est en cours de réalisation ; 4 ouvrages supplémentaires vont permettre, à moyen terme, une meilleure régularisation des débits du fleuve Sénégal et la valorisation des potentiels du bassin en ressources énergétiques et agricoles. Il s’agit des barrages de Koukoutamba (294 MW), Boureya (114 MW), Gourbassi (18 MW) et Balassa (181 MW).

Parallèlement, le réseau OMVS de transport de l’énergie sera renforcé et modernisé. A l’achèvement de ces projets, le système Energie de l’OMVS devrait atteindre une puissance installée d’environ 2000 MW. Concernant le transport, l’OMVS a conçu et engagé la mise en œuvre d’un important programme d’infrastructures et d’échanges dénommé «  Système intégré de transport multimodal (SITRAM) » qui comprend des composantes routes et une composante navigation. Les composantes routes prévoient la réalisation des axes suivants : routes d’accès du barrage de Manantali ; routes de liaison Diama-Rosso ; routes Labé-Tougué-Dinguiraye-Siguiri, et Tougué-Koukoutamba.

YC

Source: l’Indépendant