lun. Oct 26th, 2020

UNE NATION QUI LIT EST UNE NATION QUI GAGNE

Gestion de la crise scolaire: Le gouvernement annonce l’ouverture des écoles publiques le 11 mars

Suite à une fissure au sein des syndicats de l’Éducation signataires du protocole d’accord du 15 octobre 2016, le ministre de l’Éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Mahamadou Famanta a annoncé que les cours reprendront normalement le lundi 11 mars dans les établissements publics du Mali.

Dans une correspondance datée du 18 février dernier et adressée à ses camarades signataires du protocole d’accord du 15 octobre 2016, le syndicat national de l’éducation et de la culture (SNEC) souligne que les séries de grèves compromettent dangereusement l’avenir des enfants. A cet effet, il invite ses camarades à mener la lutte autrement.  » Nous devons changer de stratégie de lutte en adoptant la négociation à besoins multiples qui va nous amener à faire des propositions de sortie de crise à la partie gouvernementale « .

En réponse à cette lettre, les autres syndicats et le SNEC ont échangé, le vendredi 21 février. Lors de leurs discussions, ils ont rejeté à l’unanimité la proposition du SNEC et restent dans la dynamique de l’application stricte de l’article 39.  » Nous restons fidèles à notre engagement de restauration de l’honneur et de la dignité de l’enseignant malien « .

Face à cette situation au sein de la synergie des syndicats de l’Éducation, le ministre en charge de l’éducation a annoncé que les volontaires et les enseignants non-grévistes débuteront les cours normalement, le mercredi 11 mars, dans tous les établissements publics du Mali.  » Nous estimons qu’avec cette stratégie, le gouvernement sera en mesure d’éviter une année blanche « , a-t-il souhaité.

Le SNEC n’a aucune influence au niveau de l’éducation

Pour ce faire, le gouvernement dépêchera une mission dans les prochains jours à l’intérieur du pays pour sensibiliser la population.

Signalons que malgré son affiliation à la plus grande centrale syndicale à savoir l’UNTM, le syndicat national de l’éducation et de la culture (SNEC) n’a pas une grande influence au niveau de l’éducation.  » Nous avons obtenu notre statut général sans le SNEC. Depuis qu’on a reçu la correspondance, les militants de ce syndicat ne cessent de nous appeler pour montrer que la lettre n’engage que son secrétaire général « , nous révèle un leader syndical.

Outre ces soutiens, selon plusieurs sources, les militants du SNEC se comptent sur les doigts d’une main dans les centres d’animation pédagogique, ironisent-ils.  » Dans la synergie, le syndicat le plus faible est le SNEC. Malgré qu’il soit l’un des membres fondateurs de l’UNTM, aujourd’hui ce syndicat est en manque de repère au niveau de l’éducation « , nous indique un syndicaliste, sous le couvert de l’anonymat.

Abdoul DEMBELE

Source : l’Indépendant