ven. Oct 23rd, 2020

UNE NATION QUI LIT EST UNE NATION QUI GAGNE

Dragage sur le fleuve Niger au Mali: Le PMF/FEM et ses partenaires poursuivent la sensibilisation sur les conséquences du fléau

Le Programme de Micro financement du Fonds pour l’Environnement mondial (PMF/FEM), en collaboration avec ses partenaires, a organisé une conférence-débat, hier jeudi,  sur la suspension et l’interdiction du dragage au Mali. Cette initiative vise à renforcer les acquis et contribuer à informer et sensibiliser les communautés sur les effets néfastes de cette pratique informelle  d’exploitation minière sur le fleuve Niger.

Le fleuve Niger continuerait d’être soumis à toutes sortes de déprédations à cause du dragage. Et cela en dépit de l’adoption de l’arrêté ministériel du 15 mai 2019 suspendant les activités d’exploitations aurifères  par dragage au Mali et l’adoption du Code minier, en septembre 2019, portant interdiction formelle de l’exploitation aurifère par drague au Mali. L’information a été révélée, hier, au Palais de la culture, lors d’une conférence-débat initiée par le Programme de micro financement du Fonds pour l’Environnement Mondial (PMF/FEM).

Cette activité, qui a regroupé des experts maliens dans le domaine de l’Environnement, portait sur le thème  » Suspension et interdiction du dragage au Mali : quelles perspectives ?« . D’après le Coordinateur du PMF/FEM, Bakary Konaré, «  l’objectif est de renforcer les acquis des différents acteurs intervenant dans le secteur de l’extraction minière « .

Il est à rappeler qu’à travers la mise en œuvre de 15 projets communautaires financés par le PMF/FEM, des résultats encourageants ont été déjà signalés. Il s’agit notamment de la perception des responsabilités des populations dans la dégradation des ressources naturelles,  par l’utilisation des produits chimiques dans l’orpaillage, la formation de plus de 350 personnes sur les bonnes pratiques, la mise en place des comités locaux de surveillance dans les différentes zones des projets et la mise en place de la Coalition pour l’Environnement et la lutte contre les Produits chimiques au Mali (CEPMA).

Toutefois, ces résultats doivent être consolidés pour un arrêt total du dragage sur le fleuve, estime le PMF/FEM.

C’est pourquoi, lors de la conférence-débat, deux sessions thématiques ont été animées par deux experts de l’Environnement. Il s’agit de l’ancien Conseiller technique au ministère de l’Environnement, Dr. Seydou Kéita,  et du Directeur général Adjoint de l’Agence du Bassin du Fleuve Niger (ABFN), Moussa Diamoye.

Le premier  a développé «  les enjeux et les défis de l’exploitation aurifère par drague au Mali « , alors que le second a présenté un exposé sur  » la problématique de l’exploitation aurifère par dragues et les mesures de préservation des cours d’eaux « .

Ces interventions ont été suivies de débats de plus de deux heures d’horloge, au cours desquels les participants ont discuté des différentes stratégies à mener pour mieux impliquer les communautés dans la lutte contre le dragage sur le fleuve Niger.

Sory Ibrahima COULIBALY

Source: l’Indépendant