ven. Oct 23rd, 2020

UNE NATION QUI LIT EST UNE NATION QUI GAGNE

Turquie: nouvel afflux de migrants à la frontière grecque

Au moins 2 000 migrants supplémentaires sont arrivés ce dimanche 1er mars à la frontière grecque pour tenter de passer en Europe, après que le président Recep Tayyip Erdogan a annoncé l’ouverture des frontières par la Turquie.

Syriens, Afghans et Irakiens, ils arrivent tous d’Istanbul. Parmi eux, des femmes et des enfants. Les migrants marchent en file indienne à travers des champs en direction du poste frontalier de Pazarkule, Kastanies côté grec. Ce sont 2 000 personnes supplémentaires qui souhaitent quitter la Turquie pour gagner l’Europe ocidentale.

Au total, d’après l’Organisation interntionale des migrations (OIM), quelque 15 000 migrants ont afflué au long de la frontière gréco-turque. Selon le gouvernement d’Athènes, la Grèce a bloqué l’entrée de son territoire à 10 000 d’entre eux. Une conséquence des menaces lancées par le président turc Recep Tayyip Erdogan de laisser sortir les réfugiés voulant se rendre en Europe.

Depuis ce samedi, les équipes de l’OIM suivent le mouvement de population depuis Istanbul et fournissent de l’aide aux plus vulnérables d’entre eux.

« Fragiles et exposés »

« Le nombre de migrants venant d’Edirne [nord-ouest de la Turquie, NDLR] pour traverser la frontière grossit au cours de la journée à mesure que les voitures, taxis et les bus arrivent à Istanbul, a expliqué le chef de la mission turque de l’OIM, Lado Gvilava. La plupart sont des hommes, mais on voit également des familles avec de jeunes enfants. »

L’OIM distribue de la nourriture, ainsi que des produits de ravitaillement basiques, mais avec les températures parfois glaciales, le chef de l’agence onusienne s’est dit « préoccupé par ces gens fragiles et exposés. »

Erdogan : « Nous n’allons pas fermer les portes »

La Turquie a entrouvert vendredi 28 février ses frontières migratoires avec l’Europe. Elle cherche à forcer l’Union européenne à la soutenir dans son bras de fer avec la Russie en Syrie. « Qu’avons-nous fait hier ? Nous avons ouvert les portes. Nous n’allons pas fermer les portes », a déclaré samedi le président turc Recep Tayyip Erdogan.

A la frontière entre la Turquie et la Grèce, la situation était tendue samedi, avec des échauffourées entre policiers grecs tirant des grenades lacrymogènes et migrants jetant des pierres. En 2015, la Grèce était devenue la principale porte d’entrée en Europe pour des centaines milliers de migrants, la plupart fuyant le conflit syrien, jusqu’à l’accord migratoire signé entre l’Union européenne et la Turquie.

Source: Rfi (Avec AFP)