mar. Oct 27th, 2020

UNE NATION QUI LIT EST UNE NATION QUI GAGNE

En réponse à la répression de leur marche du 11 mars dernier: Les syndicats de l’Education ont déposé un nouveau préavis de 25 jours

Après la répression violente de leur marche, le mercredi 11 mars dernier, par les forces de l’ordre, les syndicats signataires de l’Education du Protocole d’accord du 15 octobre 2016 ont déposé, hier lundi, sur la table du ministère du Dialogue social, du travail et de la fonction publique un nouveau préavis de grève de 600 heures soit 25 jours.

La fin de la crise scolaire que traverse l’école malienne depuis le terme du premier trimestre de l’année scolaire 2019-2020 n’est pas pour demain. En effet, les syndicats signataires de l’Education ont déposé, hier lundi, sur la table du ministère du Dialogue social, du travail et de la fonction publique un nouveau préavis de grève de 600 heures soit 25 jours.

Ce nouveau préavis des sept syndicats (SYNEB, SYPESCO, SYNEFCT, FENAREC, SYNESEC, SYLDEF et COSES), débutera le jeudi 2 avril prochain et prendra fin le vendredi 8 mai si l’Etat n’applique pas l’article 39 de la loi N°2018-007 du 16 janvier 2018, portant statut du personnel enseignant de l’Enseignement secondaire, de l’Enseignement fondamental et de l’Education préscolaire et spéciale.

Rappelons que cette loi stipule que  » toute majoration des rémunérations des fonctionnaires relevant du Statut général s’applique de plein droit au personnel enseignant de l’Enseignement secondaire, de l’Enseignement fondamental et de l’Education préscolaire et Spéciale « .

Le dépôt de ce nouveau préavis de grève intervient cinq jours après une violente répression de la marche des syndicats de l’Education signataires du Protocole d’accord du 15 octobre 2016 par les forces de l’ordre. Laquelle a occasionné de nombreux blessés et des arrestations du côté des enseignants. Ces enseignants arrêtés ont été libérés le vendredi dernier par le commissariat du 1er premier arrondissement.

Par ailleurs, le gouvernement avait annoncé la reprise des cours dans les établissements publics, le 11 mars dernier, par des volontaires pour sauver l’année scolaire en cours. Cette stratégie gouvernementale est un échec, estiment les syndicalistes. Nous avons constaté, pour notre part, la fermeture des écoles publiques aux lieux où nous nous sommes rendus.

Abdoul DEMBELE

Source : l’Indépendant