ven. Sep 25th, 2020

UNE NATION QUI LIT EST UNE NATION QUI GAGNE

Présentation de la liberté d’expression au Mali: L’AMDH exhorte les autorités à «éviter les arrestations et détentions arbitraires»

Après l’enlèvement du Président de la Plateforme de Lutte contre la Corruption et le Chômage (PCC), Clément Dembélé et du Président du Parti Africain pour le Développement (FAD), Nouhoum Sarr, l’Association Malienne des Droits de l’Homme (AMDH) se dit inquiète du rétrécissement de la liberté d’expression au Mali. Aussi, elle invite les autorités à préserver davantage les libertés fondamentales consacrées dans la Constitution du 25 février 1992.

Selon l’AMDH, la liberté d’expression a participé à la conquête de a démocratie chèrement acquise en 1991 et est protégée par la constitution du 25 février 1992, notamment en son article 4. Lequel prévoit que  » toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience, de religion, de culte, d’opinion, d’expression et de création dans le respect de la loi ».

La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme va plus loin dans son article 19. Ce passage stipule : « Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit ».

A cet égard, le pouvoir judiciaire étant le gardien des libertés, conformément à l’article 81 de la Constitution, l’AMDH l’encourage à veiller davantage au respect des droits et libertés définis et protégés par la Constitution et les instruments juridiques internationaux et régionaux.

Malgré «le classement sans suite» du dossier de Nouhoum Sarr, l’AMDH se dit inquiète du sort du président de la PCC, Clément Dembélé et exhorte les autorités «à faire davantage preuve de discernement dans les interpellations tout en évitant les arrestations et détentions arbitraires.»

Elle a tenu à attirer l’attention des plus hautes autorités sur l’impérieuse nécessité de judiciariser les dossiers se trouvant au niveau de la Sécurité d’État en vue de se conformer aux textes en vigueur en République du Mali.

 » Plusieurs cas de personnes qui y seraient détenues depuis des mois sans nouvelle de leur famille et sans qu’aucune procédure judiciaire ne soit ouverte à leur encontre ont été signalés à l’AMDH par leurs proches et avocats », souligne le communiqué.

Enfin, l’AMDH a tenu à réaffirmer sa détermination à défendre de la liberté d’expression et l’Etat de droit au Mali.

Abdoul DEMBELE

Source : l’indépendant