mar. Juil 14th, 2020

UNE NATION QUI LIT EST UNE NATION QUI GAGNE

L’insécurité s’accentue au nord et au centre: Au moins un militaire tué et des dégâts matériels  

La fin de la semaine dernière a été très mouvementée, dans le Nord et le Centre du pays, marquée par la survenance de plusieurs attaques. On déplore au moins un militaire tué, des blessés et des dégâts matériels.

C’est d’abord à Tombouctou que des individus armés non identifiés se sont illustrés, le vendredi 29 mai dernier. Ils se sont c attaqués à un véhicule de la Garde nationale assurant le ravitaillement des postes de la ville, devant la résidence du gouverneur, au quartier Hamabangou. Selon des sources, le véhicule a été emporté avec un des gardes comme otage, un autre garde blessé et un décédé. En dépit des échanges de tirs nourris avec les assaillants et leur vaillante résistance, les gardes, restés campés sur leur position, n’ont pas reçu de renfort. Une situation incompréhensible pour beaucoup d’observateurs.

Dans la même journée, un véhicule de transport en provenance de Tombouctou pour Diré a été braqué par des bandits armés, à quelques kilomètres de Goundam. Au cours du braquage, les passagers ont été dépouillés de leurs biens. Deux d’entre eux, qui tentaient de résister, ont été blessés puis conduits au CSREF de Goundam.

Par ailleurs, dans la nuit du samedi 30 au dimanche 31 Mai, aux environs de 03H20, des bandits armés non identifiés, évoluant à bord de quatre véhicules et des motos, ont attaqué le Check point d’entrée de Macina, situé à environ 2 Km de la ville sur l’axe Macina-Ségou. Selon la même source, au moment des faits, ce check point était tenu par deux groupes de combat de la Garde nationale et cinq gendarmes. À l’issue des affrontements, le bilan provisoire ne fait état d’aucune victime ni de blessé. Toutefois, deux militaires de l’opération  »MALIKO », basés à Macina, d’abord portés disparus suite à l’attaque, ont été retrouvés quelques minutes plus tard.

Avant de se retirer, les assaillants ont emporté deux véhicules équipés de mitrailleuses 12,7 mm et d’un Pistolet mitrailleur. Notons qu’au cours de l’opération de ratissage ayant suivi l’attaque, les militaires ont ramassé au bord du fleuve un Talky Walky marque TYT.

Cette situation indique que l’insécurité ne faiblit pas dans les régions du Nord et du Centre du pays. Cela, en dépit des opérations militaires lancées par l’armée et les forces partenaires.

Massiré DIOP

Source : l’Indépendant