sam. Nov 28th, 2020

UNE NATION QUI LIT EST UNE NATION QUI GAGNE

Le président de l’association professionnelle des banques et établissements financier, Bréhima Amadou Haidara:  » En 2019, l’APBEF Mali a participé à hauteur de près de 47 % du montant total des adjudications des titres du Mali »  

Dans une interview accordée au magazine d’information de l’Agence UMOA-Titres,  »La Tendance », édition mars 2020, le président de l’Association Professionnelle des Banques et Etablissements Financiers du Mali (APBEF-Mali) et Directeur général de la BDM-SA, Bréhima Amadou Haïdara fait un aperçu du secteur bancaire malien. Selon lui, celui-ci a pu faire preuve de résilience par rapport à la crise sécuritaire que connait le pays depuis 2012 en maintenant une croissance continue du Produit Net Bancaire (PNB) et en participant à hauteur de 47% des adjudications de notre pays. Il estime aussi que  » le Marché des Titres Publics (MTP) de l’UEMOA est très dynamique ». En ce sens que les investisseurs font confiance aux Etats membres qui remboursent à bonne échéance les engagements financiers.

Bréhima Amdou Haïdara, qui dirige l’APBEF depuis un peu plus d’un an (mars 2019), rappelle que cette association a pour objectif principal de défendre les intérêts de ses membres et de promouvoir la profession bancaire. Outre la réflexion collective sur les problèmes inhérents à la profession et la gestion des dossiers communs, l’APBEF a également pour missions de rendre service à ses adhérents et d’assurer la représentation de la profession à l’égard des tiers. A ce jour, elle regroupe quatorze (14) banques et trois (3) établissements financiers.

L’APBEF est un cadre de rencontre et d’échanges pour promouvoir la profession bancaire aux plans national et international. Ses membres participent à l’animation du Marché des Titres Publics de l’UMOA qui continue d’améliorer son dynamisme. Aux dires du président du patronat des banques,  » ce qui facilite la levée de fonds par les investisseurs à travers les banques et les Sociétés de Gestion et d’Intermédiation. En 2019, l’APBEF Mali a participé à hauteur de près de 47 % du montant total des adjudications des titres du Mali. De plus, le MTP est un sujet qui fait l’objet d’échanges et son fonctionnement actuel est fortement apprécié par les banques, les investisseurs et, en premier lieu, les États. Présentement, nos États ont pu créer un marché avec un fonctionnement satisfaisant pour toutes les parties prenantes. L’APBEF s’en félicite « .

En tant, également, que président de la Fédération des Associations Professionnelles des Banques et Etablissements Financiers de l’espace UEMOA (FAPBEF), M. Haïdara d’indiquer que  » le MTP de l’UEMOA est très dynamique. Il est géré par les autorités monétaires qui en assurent le bon fonctionnement à toutes les étapes des émissions. Pratiquement, tous les États de l’Union émettent des titres selon un programme annuel. A ce jour, les États et les investisseurs présentent un profil rassurant car les tombées sont remboursées à bonne échéance en général « .

Pour la seule année 2019, plus de 3 000 milliards de FCFA ont été mobilisés sur le marché financier sous-régional. Désormais, ce marché permet aux pays de la sous-région de ne plus aller solliciter dans les mêmes proportions que dans le passé de l’aide auprès des pays européens.

En tout cas, ce professionnel du secteur bancaire, qui a passé 14 ans à la Direction Nationale de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAOMali) et participé à la création de la quasi-totalité des banques de notre espace national, durant ces quinze dernières années, comme instructeur ou superviseur des dossiers de demande d’agrément, déclare que  » la place importante des banques dans nos économies n’est plus à démontrer. Elles financent 90 % des entreprises.

Parlant plus spécifiquement du Mali, le secteur des banques et établissements financiers se porte bien après avoir démontré une grande résilience face aux nombreuses crises sécuritaires, économiques et financières de ces dernières années. Il a pu maintenir une croissance continue du produit net bancaire malgré la crise sécuritaire que traverse le Mali depuis 2012.

Au 30 septembre 2019, les crédits à la clientèle des banques maliennes s’établissent à 2 715 milliards de FCFA en augmentation de 2 % par rapport à leur niveau du 31 décembre 2018. Au 30 septembre 2019, les ressources clientèles ressortent à 2 815 milliards de FCFA en augmentation de 4 % par rapport à leur niveau du 31 décembre 2018 « .

Y. CAMARA

Source : l’Indépendant