mar. Nov 24th, 2020

UNE NATION QUI LIT EST UNE NATION QUI GAGNE

Nouvelles perspectives économiques de la Banque mondiale: L’économie africaine au sud du Sahara devrait se contracter de 2,8 % en 2020

Si la Banque mondiale projette une contraction de 5,2% de l’économie mondiale en 2020, elle estime que celle de l’Afrique devra être de 2,8%, soit le repli le plus fort jamais enregistré. Plusieurs pays comme le Mali doivent s’attendre à la chute de la croissance (1,5%) contre 5% précédemment. On s’attend à une baisse encore plus importante du PIB par habitant, ce qui risque de faire retomber des millions de personnes dans l’extrême pauvreté. La croissance pourrait reprendre en 2021 et atteindre 3,1 % si la pandémie recule au deuxième semestre de cette année, si les foyers d’infection suivent la même tendance au niveau des pays et si la croissance reprend dans les grands partenaires commerciaux.

L’Afrique subsaharienne a été ravagée par la pandémie de Covid-19 et l’activité économique s’est effondrée au premier semestre de cette année. La pandémie a détruit de nombreuses vies humaines et causé une crise économique sans précédent dans la région. L’Afrique subsaharienne a subi le contrecoup de la pandémie chez ses principaux partenaires commerciaux, de la perturbation des voyages internationaux et des chaînes d’approvisionnement, et de l’effondrement des prix des produits de base, notamment le pétrole et les métaux industriels. Selon l’institution de Breton Wood, ces chocs ont exacerbé l’aversion des investisseurs pour le risque et entraîné des sorties de capitaux sans précédent. Au Nigéria et en Afrique du Sud, l’activité économique s’est effondrée au premier semestre de l’année. Plusieurs pays exportateurs de matières premières industrielles ont dû faire face à un fléchissement de la demande extérieure et une baisse des prix du pétrole et des métaux, parallèlement à des perturbations internes. Les pays exportateurs de produits agricoles ont été touchés par l’effondrement de la demande et la perturbation des chaînes d’approvisionnement.

La réduction des voyages internationaux entraînée par la pandémie a porté un dur coup aux pays fortement tributaires des voyages et du tourisme. La dépréciation des monnaies nationales et la perturbation des chaînes d’approvisionnement ont poussé l’inflation à la hausse dans la région. De nombreux pays ont annoncé des mesures de soutien budgétaire, mais dans bien des cas elles consistent à remanier les budgets existants pour faire face aux nouvelles contraintes.

Les institutions internationales ont demandé aux créanciers bilatéraux de suspendre le remboursement de certaines dettes. Perspectives : L’activité économique de la région devrait se contracter de 2,8 % en 2020, repli le plus fort jamais enregistré. On s’attend à une baisse encore plus importante du PIB par habitant, ce qui risque de faire retomber des millions de personnes dans l’extrême pauvreté.

La croissance pourrait reprendre en 2021 et atteindre 3,1 % si la pandémie recule au deuxième semestre de cette année, si les foyers d’infection suivent la même tendance au niveau des pays et si la croissance reprend dans les grands partenaires commerciaux.

L’Afrique subsaharienne a d’énormes obstacles à surmonter pour maîtriser la pandémie compte tenu de la faible capacité des services de santé, du manque d’accès aux installations sanitaires de base et de la prévalence des activités économiques informelles dans une grande partie de la région.

Le grave manque de ressources publiques pourrait entraîner une réduction des services publics essentiels pendant la pandémie et réduire encore l’activité économique. On craint de plus en plus que la pandémie fragilise la sécurité alimentaire dans la région, la fermeture des frontières et les restrictions commerciales ayant perturbé le commerce des produits alimentaires et agricoles. Le grand nombre de personnes déplacées dans la région pourrait compliquer les mesures prises pour enrayer la propagation du coronavirus. Toujours selon la banque mondiale, la contraction de l’économie mondiale devra être de 5,2% cette année, en précisant que cette nouvelle projection est fragile et risque d’être encore revue à la baisse.

YC

Source : l’Indépendant