sam. Sep 19th, 2020

UNE NATION QUI LIT EST UNE NATION QUI GAGNE

Le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) l’a annoncé hier lors de son premier point de presse:  » Des sanctions seront prises contre tout porteur d’uniforme  racketteur… »

C’est dans l’enceinte du camp Soundjata  Kéita archicomble  où plusieurs corps militaires et paramilitaires avaient pris fait et cause pour les mutins que le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) a animé son tout premier point de presse. Au cours duquel  il a menacé  de sanction tout militaire pris en flagrant  délit de pillage ou d’autres actes de vandalisme.

Les scènes de pillage et d’actes de vandalisme, qui ont suivi l’arrestation du président de la République, IBK, et des membres du gouvernement, notamment au domicile des personnalités et dans des stations ou commerces de la place, ne sont pas passées inaperçues  du côté du CNSP. Ainsi, son porte-parole, Colonel-Major  Ismaël Wagué  a déclaré que  le comité prendra  » toutes les mesures s’inscrivant dans le strict respect de la discipline militaire à l’égard de tout porteur d’uniforme qui se fera prendre en flragrant délit de racket et d’extorsions de biens de paisibles populations « .

Avant d’inviter à  » l’arrêt immédiat  des actes de vandalisme et de destruction des édifices publics « . Faute de quoi,  des sanctions seront prises contre tout contrevenant.

En outre, le Comité a invité les fonctionnaires à reprendre le travail et rassuré la population que toutes les dispositions sont prises pour la protection des personnes et de leurs biens ainsi que leurs lieux de travail.

Le comité dit également saluer l’engagement démocratique du peuple et noter que lors de la mutinerie du mardi 18août ayant conduit à l’arrestation du président de la République, des membres du gouvernement et des officiers supérieurs de l’armée, il n’a été enregistré aucune perte en vie humaine. Cela, contrairement à certaines informations faisant état d’au moins quatre morts et d’une dizaine de blessés.

Rappelons que dans la journée du mardi, plusieurs édifices publics et des résidences privées ont été saccagés par des manifestants, notamment le domicile de l’ancien Garde des Sceaux, Maitre Kassoum Tapo. Sa maison sise à Titibougou, en Commune I et l’immeuble qui abrite son cabinet d’avocat ont été vandalisés. Il s’y ajoute le domicile de Karim Kéita à Sébénicoro qui a été entièrement pillé.

La  belle-famille de l’ancien président de la République à Quinzambougou avait échappé de justesse au pillage suite à l’intervention des forces de sécurité. Sans oublier plusieurs stations d’essence qui ont fait les frais de ces actes de vandalisme.

La menace de sanction proférée par les mutins pourrait certainement dissuader toute personne tentée de récidiver.

Abdoulaye DIARRA

Source: l’Indépendant