ven. Sep 18th, 2020

UNE NATION QUI LIT EST UNE NATION QUI GAGNE

Rencontre CNSP-syndicats signataires du 15 octobre 2016: Les enseignants décident de poursuivre le boycott des activités pédagogiques

Le Comité National pour le Salut du Peuple (CNPS) et les syndicats signataires du protocole d’accord du 15 octobre 2016 se sont réunis, hier lundi, au QG de la junte militaire (Kati) pour échanger autour de la revendication des enseignants.

Après la chute du régime IBK, la question que beaucoup de Maliens se posent est : pourra-t-on sauver l’année scolaire 2019-2020 ? En effet, depuis le 16 décembre 2019, en guise de protestation pour la non application de l’article 39 de leur statut, les syndicats des enseignants sont engagés dans une série de grèves séquentielles qui a fortement perturbé l’année.

Le 17 juin 2020, les syndicats de l’Education et le gouvernement déchu ont signé un accord dans le cadre de l’application de l’article 39 de leur statut. Mais le dossier de cet accord a, selon les syndicalistes, été modifié au niveau de la Direction des Ressources Humaines du secteur de l’Education.

Face à cette situation, ils ont décidé de l’arrêt des cours, de la suspension des activités pédagogiques et de la fermeture de toutes les structures de l’Education nationale, sur toute l’étendue du territoire national.

Selon une source syndicale, après les échanges, les représentants de la junte militaire ont indiqué qu’ils ne peuvent pas prendre de décision et que cette rencontre a été initiée pour écouter et transmettre les points de vue des enseignants au Comité stratégique du CNSP.

« Nous leur avons fait savoir qu’il est hors de question pour nous de reprendre les cours sans l’application de l’article 39. Nous restons fermes sur notre objectif qui est l’application stricte de l’article 39 « , ont réaffirmé les syndicalistes.

Ils ont, par ailleurs, indiqué que les représentants du CNSP se disent prêts à tout mettre en œuvre pour une rencontre entre le Comité stratégique et les syndicats de l’Education.

Abdoul DEMBELE

Source : l’Indépendant