dim. Sep 20th, 2020

UNE NATION QUI LIT EST UNE NATION QUI GAGNE

Première session ordinaire de Bamako 2020 de la Cour d’assises: Pour viol d’une aide-ménagère: Laya Karambé prend trois ans de prison

La Cour d’assises a condamné, le mardi 25 août, Laya  Karambé pour  » coups et blessures  volontaires, viol et menace de mort  » sur Awa  K, en octobre  2017, à Kalaban coura, en Commune V.

Selon les informations qui ressortent du dossier d’enquête, dans la soirée du 30 octobre dernier, vers 20 heures, l’aide-ménagère Awa K a quitté le domicile de son patron pour se rendre chez elle. En cours de chemin, Laya interpelle Awa et la contraint à le suivre, les deux mains ligotées dans son dos. Par la suite, il abusera d’elle, avec une telle violence que la fille en est sortie très meurtrie.

Pendant quelques jours, elle est restée incapable de travailler.

Remise de ses émotions, la jeune aide ménagère décida de porter plainte contre son violeur au Commissariat du 11è Arrondissement.

Devant  le juge d’instruction, Laya Karambé a reconnu les faits de « coups et blessures volontaires, de viol et de menace de mort ».

A la barre, également, l’accusé a reconnu les faits qui lui sont reprochés et a demandé la clémence des juges. Puis expliquant à la Cour, dans les détails, comment l’affaire s’est passée, il dira que cette nuit, il a arrêté Awa par la force et l’a violentée afin de la contraindre à faire l’amour avec lui.  » Je l’ai menacée de mort si elle révélait cette information à quelqu’un d’autre « , a avoué l’accusé. Mais, quand j’ai été arrêté par la police,  » je l’ai informée d’aller récupérer mon argent auprès de mon patron d’alors, pour se soigner, car je l’ai brutalisée avant d’assouvir mes besoins ».

Dans son réquisitoire, le parquet dira que l’accusé n’a pas varié dans ses propos, du début de sa déposition jusqu’à l’instruction finale. Il reconnaît dans leur entièreté les faits. Malgré cela, le Procureur demandera à la Cour de le retenir dans les liens de l’accusation, conformément aux dispositions de la loi.

Pour sa part, la défense, assurée par Me Aliou Haïdara, s’est étalée sur la dégradation et la dépravation de nos mœurs, avec leur lot d’infractions et de violations des droits humains. Aussi, l’avocat invitera-t-il  la Cour à accorder la clémence à Laya. La Cour a maintenu Laya dans les liens de l’accusation de  » coups et blessures volontaires, viol et menace de mort « . Elle l’a condamné à trois ans de prison ferme.

Laya recouvrera la liberté au mois de novembre prochain.

Puisqu’il est sous mandat de dépôt depuis le 3 novembre 2017.

Oumar BARRY

Source: l’Indépendant