ven. Sep 18th, 2020

UNE NATION QUI LIT EST UNE NATION QUI GAGNE

Un sondage d’opinion sur la transition réalisé par la tuwindi le révèle:  62,4% des sondés favorables à une transition dirigée par un militaire contre 37,6% pour un civil contre 37,6% pour un civil

Après  » la démission du président IBK et de son régime « , la Fondation Tuwindi a réalisé un sondage d’opinion dans 10 localités du pays sur la gestion de la transition. Les résultats de son enquête révèlent que 62,4% des personnes sondées estiment que la transition devrait être dirigée par un militaire contre 37,6% qui souhaitent un civil à la tête de la transition.

Cette étude, réalisée entre le 25 et le 30 août dernier, a concerné Bamako (51%), Kayes (5%), Koulikoro (7%), c Sikasso (8%), Mopti (9%), Ségou (5%), Tombouctou (4%), Gao (2%), Kidal (2%) et la diaspora (7%). Sur un total de 842 personnes ayant répondu aux questions, 62,4% sont favorables à un militaire à la tête de la transition contre 37,6% pour un président civil. Toutes les 10 localités et les tranches d’âge (à l’exception des 55 ans et plus) sont à plus 50% pour un président militaire ; 65,5% des femmes sondées sont également pour un militaire contre 61,55% d’hommes.

En ce qui concerne la durée de la transition, 38% des sondés sont pour une période de trois ans, 25% pour deux ans, 20% pour un an, 10% pour plus de trois ans et 7% pour moins d’un an. Ses priorités doivent être, selon les sondés, axées, par ordre d’importance, sur la sécurité, l’éducation, la justice et la lutte contre la corruption, la santé, la révision de la Constitution, les élections et l’économie.

Pour ce qui est de la perception des Maliens des sanctions de la CEDEAO, 76% des personnes sondées les désapprouvent, 10% les approuvent et 14% sont neutres. Selon l’étude de Tuwindi, au moins 63,64% des sondés dans les 10 localités et 64,84% des sondés de 18 ans et plus désapprouvent les sanctions de l’Organisation ouest-africaine. L’enquête s’est également intéressée au sort de l’ancien président IBK. Elle conclut que 42% des sondés souhaitent qu’il soit jugé, 31% estiment qu’il doit être gardé pour l’instant et 27% sont favorable à sa libération.

Moussa Sayon CAMARA

Source : l’Indépendant