jeu. Oct 22nd, 2020

UNE NATION QUI LIT EST UNE NATION QUI GAGNE

Rebondissement dans la double attribution d’une parcelle à Djicoroni Djénékabougou:  » Le Camp I met le grappin sur les présumés spéculateurs fonciers et les confie à la justice  » Le Procureur de la CIV en charge du dossier devra statuer mardi prochain

Le service d’investigation judiciaire de la gendarmerie, conduit par le Lt Colonel Abdoulaye Haïdara a, suite à une audition rondement menée,  transmis à la justice  les dossiers de certains individus, dont d’anciens élus municipaux compromis dans une  affaire de double attribution d’une parcelle en Commune IV.

Cette affaire, qui piétine depuis au moins trois ans, a connu un nouveau rebondissement après une plainte de l’ONG CSPEEDA, introduite auprès du procureur de ladite commune  pour  »  faux et usage de faux « .

Notons qu’en plus du Directeur de l’ONG CSPEEDA, Anthioumane Baradji, qui revendique la propriété de la parcelle litigieuse et à l’origine de la plainte, les nommés Samuel Diarra,  Issa Guindo, respectivement anciens élus municipaux, Mamadou Camara, Directeur régional des Domaines, Aly Traoré, Kassim Diallo et Yaya Sow (un entrepreneur revendiquant aussi la propriété) ont été entendus par le service d’investigation judiciaire de la gendarmerie.

Ainsi, à l’issue des auditions, les dossiers de l’ex-élu communal Samuel Diarra, dont la lettre, adressée aux occupants des parcelles U/9 et U/10, en septembre 2014, avec ampliation à plusieurs structures, avait permis à la Cour suprême de se rétracter en cassant sa première décision, qui reconnaissait la propriété de l’ONG CSPEEDA sur ladite parcelle, et d’Aly Traoré (homme d’affaire de son état) ont été confiés au tribunal de première instance de la Commune IV.

Il faut souligner qu’au niveau de cette juridiction, il y a eu déjà deux comparutions au cours desquelles, l’un des mis en cause, Samuel Diarra, aurait nié avoir signé la fameuse lettre ayant conduit à l’expropriation de l’ONG CSPEEDA en révision à la Cour suprême. Il aurait affirmé ne pas être «  impliqué ni de près ni  de loin dans cette affaire « .

Rappelons que le terrain litigieux a été, en effet, doublement attribué par la Mairie de la Commune IV. Elle avait, dans sa décision n°007/MCIV du 8 juin 2007, attribué la parcelle U10 à Aminata Samaké, avec laquelle l’ONG CSPEEDA a racheté la parcelle. Avant d’établir sur la même parcelle la décision n°014/MCIV du 5 septembre 2007.

Il ressort des investigations que cette décision ne figure nulle part dans les archives. Comment cette lettre d’attribution s’est donc retrouvée versée dans le dossier en révision à la Cour suprême et par qui ?

C’est la question à la laquelle le procureur va devoir trouver une réponse pour statuer. En tout cas, les différents protagonistes sont tous convoqués au tribunal, mardi prochain.

Sory Ibrahima COULIBALY

Source: l’Indépendant