jeu. Oct 22nd, 2020

UNE NATION QUI LIT EST UNE NATION QUI GAGNE

Problématique de la gestion durable des déchets: La ministre Bernadette Kéita annonce la tenue prochaine d’une grande rencontre sur la question lors de sa visite à la DNACPN et à l’ANGESEM

Nommée lors de la mise en place du gouvernement de Transition, la nouvelle ministre de l’Environnement et de l’Assainissement a effectué, le vendredi 9 octobre, une visite au sein de certains services rattachés à son département. Il s’agit de la Direction Nationale de l’Assainissement et du Contrôle des Pollutions et des Nuisances (DNACPN) et de l’Agence Nationale de Gestion des Stations d’Epuration du Mali (ANGESEM). Mme Haïdara Bernadette Kéita a profité de cette occasion pour annoncer la tenue prochaine d’une assise qui regroupera l’ensemble des structures et des « acteurs concernés par la question en vue de dégager « un système efficace et durable de gestion des ordures ».

Interpellée dès sa nomination au sujet de l’assainissement de Bamako, il s’agissait donc pour la ministre, à travers cette visite, de s’enquérir des conditions de travail dans ces structures, des missions, des acquis et des difficultés qui entravent leur bon fonctionnement.

Une occasion qui a été saisie par le Directeur de la DNACPN, l’Inspecteur général Ousmane SIDIBE, pour évoquer l’épineuse question de la décharge de Noumoubougou.

A ses dires, la situation insoutenable des déchets à Bamako est due, en partie, au dysfonctionnement de cette décharge finale. Cependant, selon M. SIDIBE, l’espoir est permis avec un projet de réhabilitation financé à hauteur de 10 milliards par l’Etat.

Au titre des perspectives, le Directeur National de l’Assainissement a mentionné le projet de drainage des eaux usées de Bamako, financé par la coopération allemande, à concurrence de 20 millions d’euro, soit environ 13 milliards de F CFA.

L’ANGESEM, selon sa Directrice générale, Mme Touré Assian Sima, est également confrontée à d’énormes difficultés, notamment celles liées au drainage de divers solides vers la station, provoquant d’énormes problèmes au niveau des pompes. Toute chose qui entraine des pannes récurrentes au niveau de la station.

Pour solutionner durablement ce problème, Touré Assian Sima a mis l’accent sur la sensibilisation des unités industrielles et des populations. En effet, à l’en croire, en plus des industries, le traitement des eaux usées des teinturières constitue également une préoccupation majeure pour sa structure. A cela s’ajoute l’absence de réseau d’acheminement de ses eaux qui représente également un défi majeur à relever par cette agence.

Tout comme la DNACPN, l’inexistence de station de traitement des boues de vidange est une préoccupation pour l’ANGESEM. Toutefois, selon Assian Touré, il y a espoir que ces problèmes trouvent une solution grâce à l’accompagnement des partenaires qui ont fait part de leur engagement à les aider à travers plusieurs projets.

Pour rendre ces projets effectifs, Mme Touré Assian Sima a sollicité l’implication de la ministre pour la finalisation de l’acquisition des parcelles. Pour rappel, le Mali a déjà perdu le financement de deux stations par manque de parcelle.

Ces visites, selon la ministre Bernadette Kéita, s’effectuent en prélude à la grande rencontre qui regroupera l’ensemble des acteurs et des structures impliqués dans l’optique de trouver un système efficace et durable pour la gestion des déchets dans notre pays. Pour la réussite de cette noble mission, pour l’intérêt de tous, elle a sollicité le concours de tout un chacun aux côtés de l’Etat, qui n’a pas les moyens pour faire face à toutes ces exigences.

Pour Mme Haïdara Bernadette Keïta, les efforts de l’Etat et des partenaires doivent être accompagnés et appuyés par les populations. A l’en croire, une dose de civisme ne serait pas de trop pour aider à circonscrire le problème. Ainsi pour un changement de comportement, elle a exhorté la DNACPN et l’ANGESEM à mettre un accent particulier sur la sensibilisation dans leurs interventions.

Ramata S KEITA

Source: l’Indépendant