jeu. Oct 22nd, 2020

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Jugé pour  » coups mortels  »: Salim Sangaré prend trois ans de prison avec sursis

La Cour d’assises de Bamako s’est penchée, hier 15 octobre, sur l’affaire ministère public contre Salim Sangaré, jugé pour « coups mortels » sur son épouse Adiaratou Sangaré. Des faits prévus et punis par l’article 202 du Code Pénal. L’accusé a été condamné à trois ans de prison avec sursis.

Selon les informations, c’est dans la nuit du 17 décembre 2016, à Sorona (Bougouni), qu’une dispute éclata entre Salim Sangaré et son épouse, Adiaratou Sangaré, au cours de laquelle elle proféra des injures à son encontre. Mécontent de ce qu’il considère comme une offense, Salim Sangaré asséna un coup de poing à l’épaule de son épouse. Qui, subitement, s’effondra et se mit à crier. Par la suite, la pauvre perdra connaissance.

Son époux, inquiet, enverra son fils quérir l’infirmière du village. Malheureusement, cette dernière était très occupée par un autre patient. Voulant transporter son épouse à l’hôpital, Salim constatera qu’Adiaratou n’était plus en vie.

Il fit appel à ses parents qui vinrent constater le décès puis ils envoyèrent un émissaire informer la belle-famille. Moustapha Sangaré, grand frère de la défunte, ayant appris la mort de sa sœur des suites de coups reçus de son mari, saisira le poste de sécurité de Garalo et portera plainte contre Salim Sangaré.

Dans le box des accusés, l’inculpé a reconnu les faits qui lui sont reprochés. Il essayera de convaincre la Cour qu’il n’a pas volontairement donné la mort à sa femme.

Il étayera sa bonne foi d’avoir pris à témoin son enfant ainsi que ses parents sur les circonstances des faits.

Le parquet, dans son réquisitoire, demandera à la Cour de retenir Salim Sangaré dans les liens de prévention de  » coups mortels « . Puisqu’il a fait exprès de frapper sa femme, la nuit des évènements tragiques.

Quant à l’avocat, Me Abdoulaye Dramé, il plaidera coupable. Avant d’expliquer que les faits sont constants. Et que l’accusé a reconnu les faits à lui reprochés, de l’enquête préliminaire à sa présentation à la Cour. Aussi a-t-il demandé de larges circonstances atténuantes pour son  client.

La Cour, dans sa mansuétude, a requis trois ans de prison avec sursis contre Salim Sanogo pour « coups mortels » sur son épouse Adiaratou Sangaré.

Oumar BARRY

Source: l’Indépendant