ven. Nov 27th, 2020

UNE NATION QUI LIT EST UNE NATION QUI GAGNE

Pour la non-satisfaction de ses doléances de 2014 à nos jours: L’UNTM envisage d’observer une grève de 72 heures à partir du 18 novembre prochain

Pour l’amélioration des conditions de vie des travailleurs, la grande centrale syndicale, l’Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM) a déposé, dans la soirée du lundi 2 novembre, sur la table du ministre du Travail et de la Fonction publique, un préavis de grève de 72 heures (du 18 au 20 novembre). Un mot d’ordre qui intervient alors que les administrateurs civils sont en cessation de travail jusqu’au 6 novembre prochain. Lesquels projettent d’ailleurs une grève illimitée au cas où leurs doléances ne seront pas satisfaites.

Dans son préavis de grève, la principale centrale syndicale, dirigée par Yacouba Katilé, a exigé du Gouvernement l’extinction de tous les Accords signés de 2014 à 2020, et ce avant la fin de décembre 2020 au terme d’un chronogramme précis avant le 10 novembre 2020.

Ainsi, pour les Accords signés en 2014, l’UNTM demande une règlementation des droits des compressés et des partants volontaires à la retraite, l’octroi à tout le secteur privé du bénéfice des acquis signés entre le Conseil National du Patronat du Mali (CNPM) le Gouvernement et l’UNTM sur les augmentations au terme d’un chronogramme de paiement précis au plus tard le 10 novembre 2020 et la reprise immédiate des travaux de relecture des Conventions Collectives suspendus, au plus tard pour fin novembre 2020. Pour ceux de 2019, la centrale syndicale exige l’octroi d’indemnités et de primes de spécificités par catégories à tous les fonctionnaires de façon équitable, la fixation d’un chronogramme d’application immédiate pour répondre en la nécessité de restauration de l’égalité, de l’équité, de la non discrimination (harmonisation des grilles) comme prônée par les Conventions Internationales et par notre arsenal juridique, pour le 10 novembre 2020 au plus tard, l’extension des nouveaux âges à la retraite à tous les travailleurs selon leur Statut et leur catégorie dans le public, ainsi que dans le privé, dans les Ambassades et singulièrement dans celle aux Etats-Unis, et aux contractuels et Conventionnaires de l’Etat et l’amélioration des grilles salariales à appliquer dans le secteur privé conformément aux pourcentages obtenus dans la nouvelle grille des fonctionnaires, avec comme date d’effet janvier 2021.

La relance du chemin de fer pour la nouvelle année (Janvier 2021) le dernier délai possible

L’UNTM réclame aussi la suspension immédiate des activités des bureaux de placement devenus des entreprises antisyndicales, jusqu’à l’adoption ou la promulgation d’un nouveau Code du Travail et l’option pour des retraits d’autorisations de création de Bureaux pour les créateurs remarquables dans les malversations et les violations du droit syndical aux dépens des travailleurs.

Elle demande aussi la relance du chemin de fer pour la nouvelle année (Janvier 2021) le dernier délai possible, après les échéances non respectées par l’Etat et l’adoption d’une politique de recrutement massif des jeunes (Point 11 des Accords) non mise en œuvre de 2019 à 2020. Enfin, pour les accords signés en 2020, le document indique que les Accords Gouvernement-SYNTADE prouvent le caractère anti-démocratique et attentatoire aux droits et libertés de l’Homme par l’OCLEI.

C’est pourquoi, I’UNTM exige l’adoption des textes corrigeant les difficultés et les insuffisances de la Loi 2014-015 du 27 mai 2014 pour le 10 novembre 2020 au plus tard à travers :  » L’adoption des conclusions de la Commission, l’arrêt immédiat des activités illégales de terrain de l’OCLEI et la mise en place légale d’une équipe formée sur les bases des textes ». Par ailleurs, la Centrale syndicale réclame l’intégration définitive des enseignants communautaires dans la Fonction Publique des collectivités. Si ces doléances ne sont pas satisfaites, elle se propose d’observer soixante-douze heures allant du mercredi 18 novembre au vendredi 20 novembre 2020, sur l’ensemble du territoire national.

Daouda SANGARE

Source : l’Indépendant