lun. Jan 18th, 2021

UNE NATION QUI LIT EST UNE NATION QUI GAGNE

Le directeur national de l’administration pénitentiaire, Ibrahima Tounkara, à propos de l’ouverture de la 4ème  conférence annuelle à Sikasso:  » Aucun détenu n’a été atteint de la COVID-19 au Mali « 

La région de Sikasso a abrité, pour la quatrième fois consécutive la 4ème conférence annuelle édition 2020 de la Direction nationale de l’Administration Pénitentiaire et de l’Education Surveillée (DNAPES). Sous le thème  » l’Administration pénitentiaire face à la pandémie de la COVID-19 « , le directeur de ladite structure, Ibrahima Tounkara a déclaré que, depuis l’arrivée du coronavirus au Mali, aucun détenu n’a été atteint de cette maladie, a fortiori en mourir. Débutée lundi 23 novembre dernier, à l’hôtel du Centenaire de Sikasso, cette rencontre prendra fin ce mercredi 25 novembre 2020.  » Aucun détenu n’a été atteint de la COVID-19 au Mali  »

La cérémonie d’ouverture était présidée par le représentant du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Bakary Soliba Coulibaly, Chef de Cabinet du département. Il était entouré par l’ambassadeur de la Délégation de l’Union Européenne au Mali, Bart Ount, le Représentant Résident du PNUD au Mali, Jo Scheuer, le Directeur national de l’Administration Pénitentiaire et de l’Education Surveillée (DNAPES), Ibrahima Tounkara et le Gouverneur de la région de Sikasso, Boubacar Bakayogo.

Pour créer une synergie entre les administrations (centrale, régionale et subrégionale) et leur donner l’opportunité de se partager les bonnes pratiques en matière pénitentiaire dans notre pays, il est paru nécessaire d’organiser des rencontres périodiques entre les acteurs clés du système pénitentiaire. Il s’agit des régisseurs, des directeurs régionaux, des cadres de la Direction Nationale et des partenaires. A cet égard, le Représentant Résident du PNUD au Mali dira que le choix du thème de cette année à savoir  » l’administration pénitentiaire face à la pandémie du coronavirus  » est opportun. Et a jugé très utile de rappeler qu’  » elle est toujours en cours « . Ce qu’attestent, les statistiques récentes à la hausse dans certains pays occidentaux mais aussi en Afrique. Aussi le moment n’est-il pas venu de  » réduire la vigilance « .

Le Chef de la Délégation de l’Union Européenne au Mali de relever que la pandémie n’a pas épargné les établissements pénitentiaires et qu’une réponse rapide a dû être apportée pour éviter que la population carcérale ne soit pas trop impactée. A ses dires, les personnes détenues font partie intégrante de la société malienne et ne doivent pas être laissées pour compte.  » La propagation du virus dans les espaces souvent exigus et surpeuplés que sont les établissements pénitentiaires aurait eu un effet dévastateur, d’où des mesures sanitaires urgemment prises « , a-t-il expliqué.

Pour sa part, le Directeur national de l’Administration, Ibrahima Tounkara soutiendra que la pandémie de la Covid-19 a porté un coup sérieux à la mise en œuvre des activités au sein des centres de détention.  » Nos habitudes ont été fortement perturbées, nous avons connu des moments de stress, car notre objectif visé était zéro cas de COVID-19 dans nos centres de détention « , a-til regretté. Aussi, a-t-il appelé la DNAPES à organiser une vaste opération de transfèrement de 400 détenus environ pour respecter la mesure de distanciation. Et de rappeler à cet égard que quatre Décrets de grâces présidentielles ont permis la libération de plus de 1400 détenus. S’y ajoute la tenue d’audiences extraordinaires ayant conduit à l’élargissement de près de 200 détenus malades, âgés ou présentant certaines vulnérabilités. De son côté, Ibrahima Tounkara a magnifié que la sensibilisation, la mobilisation, l’engagement du personnel pénitentiaire et la mise en œuvre de la politique  » Un détenu, un masque  » ayant permis à l’administration de n’enregistrer à ce jour  » aucun cas de COVID dans les établissements « .

Avant de préciser que le Mali compte, aujourd’hui environ 7 000 détenus pour 60 maisons d’arrêt dont 2 000 à Bamako pour 700 surveillants. Sur ces 2 000 prisonniers, 500 ont été transférés à l’établissement d’arrêt de Kéniéroba, à quelques kilomètres de la capitale.

Notons que la Maison Centrale d’Arrêt de Bamako (MCA) sera totalement transférée sur ce nouveau site de détention dans les mois à venir. Pour ce qui le concerne, le Chef de Cabinet du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, a relevé que si, au nom de la Loi, des personnes sont privées de leur liberté par l’Etat et gardées dans des centres créés à cet effet, il est un devoir pour l’Etat d’assurer leur protection dans des situations comme celle liée à la pandémie de la COVID19. Et de conclure qu’  » au-delà de l’Administration pénitentiaire, la justice occupe une place primordiale parmi les priorités de la Transition, notamment en matière de lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière « . Notons que désormais tous les fichiers seront informatisés dans les administrations pénitentiaires pour les opérations et les alertes.

Daouda SANGARE Envoyé Spécial à Sikasso

Source : l’Indépendant