sam. Jan 23rd, 2021

UNE NATION QUI LIT EST UNE NATION QUI GAGNE

Atelier de formation des responsables des centres de gestions agréés (CGA) organisé par le PROFAC: L’appropriation du mécanisme de la cogestion des équipements marchands au menu

Placé sous la présidence du ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des Investissements, Harouna Niang, cet atelier de formation d’un jour a eu pour cadre la salle de conférence de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM). C’était, hier, en présence notamment du président de la CCIM, Youssouf Bathily qui, dans son discours de bienvenue, a annoncé un appui annuel de 50 millions FCFA de sa structure pour soutenir les activités du Projet de formalisation des acteurs du commerce de détail (PROFAC) dont le Coordinateur est Mahamadou Tolo.

Lancé officiellement le 23 janvier 2019 par le Premier ministre d’alors, au Parc des expositions de Bamako, le Projet de formalisation des acteurs du commerce de détail (PROFAC) est l’initiateur du présent atelier dont le thème a porté sur  » La gestion déléguée des équipements marchands « . La formation regroupe une centaine de responsables des CGA et de certains marchés du District de Bamako et de Koulikoro.

Dans son intervention à la cérémonie d’ouverture, le ministre Harouna Niang de rappeler que c’est  » en application du Décret n°2014-0791/P-RM du 14 octobre 2014 fixant les détails des compétences de l’Etat transférées aux collectivités territoriales dans le domaine du commerce qui préconise, entre autres mesures, l’organisation de la gestion des marchés par les autorités communales avec la participation des exploitants  » que le présent atelier est organisé. Pour le ministre Niang, cet atelier  » doit permettre le renforcement des capacités organisationnelles et productives des Centres de gestion agréés et contribuer à leur bonne gouvernance en matière de promotion du commerce intérieur ».

Cet atelier vise donc, aux dires du ministre en charge du Commerce, à renforcer les capacités institutionnelles des membres des CGA en matière de législation nationale sur les équipements marchands ; à renforcer les connaissances des membres des Conseils d’administration des CGA sur les textes relatifs au partenariat public privé ; à renforcer les capacités des responsables des CGA en matière de gestion des équipements marchands et à renforcer les capacités des CGA dans la perspective de la cogestion des équipements marchands avec les collectivités territoriales. Se prononçant sur sa vision par rapport au développement du secteur privé, le ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des Investissements, Harouna Niang, a souligné que l’objectif dudit secteur est que beaucoup de commerçants détaillants puissent évoluer du secteur informel vers le formel ; que le statut de commerçant détaillant soit une étape.

Sortir du secteur informel…que le statut de commerçant détaillant soit une étape

Réitérant son engagement à soutenir le secteur privé dans toutes ses composantes, le ministre de souligner que son département appuiera les commerçants détaillants dans trois principaux domaines, à savoir la Formation-Information (renforcement des capacités et connaissances de la législation), l’Organisation (telle l’adhésion aux CGA, la mise en place et la participation à une centrale d’achat afin d’augmenter la marge bénéficiaire des adhérents) et la construction d’infrastructures marchandes.

A ce niveau, le ministre dit avoir fait le constat que beaucoup de villes sont en retard dans la construction d’infrastructures et d’équipements marchands. Aussi, a-t-il exprimé le vœu d’en faire une priorité, à savoir la construction d’infrastructures et l’aménagement des marchés si, toutefois, les moyens le permettront. Quant au président de la CCIM, Youssouf Bathily, il a tenu à souligner que « le PROFAC est une manifestation de la volonté politique très marquée des plus hautes autorités de la Transition en faveur de nos commerçants détaillants qui ont véritablement besoin d’être renforcés en termes de formation notamment accélérée « .

Il a aussi souhaité que le PROFAC puisse rapidement atteindre sa vitesse de croisière, cela au bénéfice de tous les adhérents aux CGA à travers l’ensemble du pays. Pour lui, le présent atelier vient à point nommé comme pour enlever une épine du pied de sa structure dont l’attachement à la promotion du secteur privé n’est plus à démontrer. C’est, d’ailleurs, la raison pour laquelle le président Bathily, en homme pragmatique et engagé, a annoncé une contribution annuelle à hauteur de 50 millions FCFA que la CCIM mettra à la disposition du PROFAC pour l’accompagner à atteindre ses objectifs.

Mamadou FOFANA

Source : l’Indépendant