ven. Juil 30th, 2021

UNE NATION QUI LIT EST UNE NATION QUI GAGNE

Séance plénière du conseil national de transition (CNT): Mise en place d’un bureau de 15 membres présidé par Malick Diaw et de 11 commissions

Les membres du Conseil National de Transition, réunis, jeudi dernier, en séance plénière, ont procédé à la mise en place du bureau de l’organe législatif et des commissions de travail. Le nouveau bureau de 15 membres, présidé par Malick Diaw, a été élu par 73 voix pour, 36 contre et 6 abstentions pour un total de 115 votants.

Cette dernière plénière de l’année 2020 avait à son ordre du jour : l’élection des autres membres du bureau, la constitution des commissions générales, l’élection de leurs bureaux et les nominations personnelles. Elle fait suite à la validation par la Cour constitutionnelle du règlement intérieur du CN, revu en tenant compte des exigences des neuf sages. Lesquelles exigences se rapportaient à la non-possibilité d’attribuer le titre de  » député  » aux membres du CNT, l’impossibilité de faire nommer les questeurs par décret pris en Conseil des ministres et la fixation de la durée du CNT à 18 mois, conformément à la Charte de la Transition.

Règlement intérieur validé par la Cour

Cette validation balisait la voie à la mise en place du bureau du Conseil National de Transition. Lequel est opérationnel depuis le jeudi 31 décembre 2020. Tout comme l’élection du président du CNT, le 5 décembre dernier, une seule liste de bureau a été soumise au vote des membres du CNT et a été élue avec 73 voix pour, 36 contre et 6 absentions pour un total de 115 votants. Ce bureau, présidé par Malick Diaw, comporte ainsi six Vice-présidents, six Secrétaires parlementaires et deux Questeurs. Assarid Ag Inbarcaouane occupe la 1ère Viceprésidence, Mme Hatouma Gakou Djikiné, Mohamed Ag Intalla, Issa Kaou N’Djim, Racky Talla Diarra et Hamidou Traoré sont respectivement les 2è, 3è, 4è, 5è et 6è Vice-présidents. Issa Kaou N’Djim, à défaut d’être 1er Vice-président, est chargé des questions de défense.

Les six Secrétaires parlementaires sont : Amadou Maïga, Nouhoum Sarr, Amadou Diallo, Sory Kaba Diakité, Habibatou Nagnouma Traoré et Oumou Sanogo. Nouhoum Dabitao et Adama Niaré sont respectivement 1er et 2è questeurs.

L’approche de  » proposer un bureau  » a été décriée par plusieurs membres du CNT. « Je reproche à la liste une violation du règlement intérieur qui prévoit de présenter les candidatures une heure à l’avance. Au lieu de présenter des listes, il fallait d’abord lire les différentes candidatures… C’est réel qu’il y a eu violation et ce n’est pas un bon début pour notre démocratie « , a dénoncé Aboubacar Sidick Fomba qui juge  » la méthode anti-démocratique « .

 » Une sélection et non une élection « 

Bams Cissé, l’un des représentants de la diaspora au sein du CNT, a renchéri que la mise en place du bureau a été  » une sélection et non une élection. On nous a imposé une liste. Je pense que le président a confondu l’heure du scrutin et l’heure de la plénière. Beaucoup n’ont pas pu candidater. Je désapprouve la méthode. Je n’ai pas voté contre les membres du bureau mais contre la méthode « , a déclaré ce membre du CNT à L’Indépendant.

L’ex-député, présentement membre du CNT, Mamadou Diarrassouba estime ne pas  » être sorti frustré ». Ce dernier a demandé à deux reprises au président Malick Diaw de  » s’assumer « . Cela, alors que certains de ses collègues s’opposaient à la proposition de listes préétablies pour le bureau ou les commissions.

 » Un bureau hétéroclite  »        

Racky Talla Diarra, élue 5è Vice-présidente, s’est réjouie du  » respect de la loi sur le genre « , puisque quatre des six Vice-présidents et six Secrétaires parlementaires sont des femmes. Selon elle,  » le bureau est hétéroclite et composé de personnes hétéroclites « . En plus du bureau du CNT, 11 Commissions générales ont été mises en place. La Commission contrôle est présidée par Mamadou Diarrassouba, la Commission Défense par Minkoro Kané, la Commission Administration territoriale par Youssouf Z. Coulibaly et la Commission Affaires étrangères par Aboubacar Sidiki Koné, la Commission Lois par Souleymane Dé et la Commission Education par Magma Gabriel Konaté, entre autres. Les nominations personnelles  » feront l’objet d’un communiqué ultérieur « .

Moussa Sayon CAMARA

Source : l’Indépendant