sam. Mar 6th, 2021

UNE NATION QUI LIT EST UNE NATION QUI GAGNE

Monnaie : Quand la pièce de 25 FCFA est transformée en collier, bracelet et boucle d’oreille par les bijoutiers

Les pièces de monnaie de 25 franc CFA sont de plus en plus utilisées à d’autres fins que leur mission initiale.  En plus d’être utilisées des opérations commerciales et pour monnayer les billets de 5 000 et 10 000 FCFA contre un pourcentage au niveau des marchés, les bijoutiers se sont spécialisés dans la transformation des pièces neuves de 25 FCFA en boucles d’oreille, en bracelets, en colliers …  et autres parures des femmes.

Depuis un certain temps, les nouvelles pièces de monnaie de 25 FCFA censées être mises en circulation par la BCEAO pour rendre fluides les échanges, sont détournées pour autre chose. En effet, de plus en plus les bijoutiers  se sont spécialisés dans la transformation de ces pièces neuves en bracelets, boucles d’oreille, colliers et autres objets de parure pour les femmes. Ce penchant envers ces pièces de 25 FCFA s’explique par le fait qu’à l’état neuf,  elles ont l’allure de l’or et brillent de façon à attirer les regards. Compte tenu de ces  qualités, les bijoutiers semblent découvrir en elles une source de matière première.

Selon l’un d’eux, ces pièces ne se déteignent  pas ou difficilement et une fois nettoyée, elles retrouvent leurs caractéristiques originales. C’est pourquoi, elles sont aujourd’hui très sollicitées et sont devenues une denrée rare en circulation. Ces pièces sont fondues, transformées et vendues sur le marché comme presque de l’or, même si les belles dames savent y faire la différence.  Ainsi, de nos jours, à la Maison de l’Artisanat, au centre-ville, les bijoutiers n’hésitent pas à vous proposer ces nouveaux types d’objets cédés comme de petits pains. Il est de plus en plus fréquent de voir des femmes portant ces objets lors des différentes cérémonies sociales voire pour se rendre au travail.

Certains jeunes bijoutiers se sont même spécialisés dans la livraison de ces objets à une clientèle habituée dans les bureaux  des services de l’administration publique ou privée.

En tout cas, cette situation, qui prend de plus en plus d’ampleur au vu et au su des autorités monétaires interpelle la Banque centrale qui doit veiller sur les pièces pour la confection desquelles elle débourse une manne financière faramineuse auprès d’une entreprise française.

Il faut souligner malheureusement que ce phénomène vient s’ajouter à d’autres à l’égard de la monnaie, également proscrites. Il s’agit de la vente des billets neufs à laquelle de nombreux jeunes s’adonnent aux alentours du siège de la BDM-SA, du monnayage des billets de 10 000 et 5 000 FCFA en petites coupures contre une commission fréquent dans les marchés etc.

YC

Source: l’Indépendant