ven. Fév 26th, 2021

UNE NATION QUI LIT EST UNE NATION QUI GAGNE

Le président du syndicat des transporteurs de la gare de Sébénicoro, Fodé Kéïta dit  » Vieux Djan « :  » Si cet arrêt de travail ne suffit pas, nous allons observer des grèves « 

Le Syndicat national des transporteurs du Mali a lancé un arrêt de travail pour la journée d’hier mercredi 3 février sur toute l’étendue du territoire malien. Il entend protester ainsi contre la décision du gouvernement de faire payer les péages par passage pour tous véhicules en lieu et place d’un paiement toutes les 24 heures. Le mot d’ordre a été respecté à la lettre à la gare routière de Djicoroni-Para appelé Place de la Guinée où les transporteurs et chauffeurs ont simplement immobilisé les véhicules pour se regrouper au sein de leur Quartier Général (QG) dans l’enceinte de la gare. Le président du syndicat des lieux est formel :  » Si cet arrêt de travail ne suffit pas, nous allons observer des grèves  »

La gare routière de Djicoroni-Para n’a pas connu son affluence traditionnelle en termes de mouvements de véhicules et de passagers. L’arrêt de travail d’une journée déclenché, est passé par là.   Les routiers de ladite gare étaient furieux contre la décision du gouvernement.

Alors que les chauffeurs ont mis pieds bas et laissé le volant, les jeunes apprentis ont installé plusieurs check-points au bord des voies d’accès ou dans les environs immédiats de la gare pour contraindre  les autres transporteurs (Taxi, moto-taxi, tricycles) qui continuaient de transporter les passagers à les faire descendre. A travers cette méthode, leur objectif était de paralyser le pays et faire sentir l’impact de mot d’ordre d’arrêt de travail.  Celui-ci était aussi visible à l’intérieur même de la gare où l’affluence était en- déca de celle des autres jours. Un état de fait qui a pénalisé les affaires de la vendeuse d’eau, Ténin Koné. Elle prétend avoir perdu beaucoup de clients à cause de cette action, car ses principaux clients sont surtout les passagers et quelquefois les chauffeurs et apprentis.  » La grève n’est pas une bonne chose pour nous. Je ne vais pas gagner beaucoup d’argents aujourd’hui. Je demande aux autorités de trouver rapidement une solution à ce problème  » a-t-elle déclaré.

Pour sa part, le chef du syndicat de la place, Fodé Keita alias  » Vieux Djan « , estime que  » le gouvernement a inopinément informé les unités syndicales de l’entrée en vigueur du paiement des péages par passage pour les véhicules de transport. Nous avons rapidement mis en place une commission pour remonter notre opposition à cette décision et annoncer les doléances et problèmes professionnels à la base des souffrances des transporteurs du Mali. Parmi celles-ci il y a la négligence des autorités face aux transporteurs en ce qui concerne les subventions et les mesures d’accompagnement en matière de sécurité routière. Il y a aussi les rackets flagrants que subissent les chauffeurs lors des voyages tant à l’intérieur du pays qu’au niveau des frontières. Si cet arrêt de travail ne suffit pas, nous allons déposer un préavis de grève  » a-t-il déclaré.

Hari Moussa MAÏGA Stagiaire

Source: l’Indépendant