mar. Août 3rd, 2021

UNE NATION QUI LIT EST UNE NATION QUI GAGNE

En séance plénière du CNT hier jeudi: Trois ministres interpellés par deux membres de l’organe

Les membres du Conseil National de Transition (CNT) se sont retrouvés, hier jeudi au CICB, pour une séance plénière au cours de laquelle deux d’entre eux ont interpellé par questions orales trois ministres du gouvernement. Il s’agit du ministre de l’Education nationale interrogé par Adama Fomba, des ministres des Affaires foncières et de la Santé questionnés par Dr Aboubacar Sidick Fomba.

Des questions adressées au ministre de l’Education nationale étaient relatives au respect des mesures de prévention contre la Covid-19 dans les établissements scolaires. Les interrogations de Adama Fomba, le premier membre du CNT à interpeller un membre du gouvernement, portaient sur les dispositifs et kits sanitaires mis en place dans les écoles.

En réponse, le ministre Pr Doulaye Konaté a précisé que son département a reçu de la Primature 3 400 000 masques pour la réouverture des classes. Selon lui, des gels et savons sont disponibles dans certains établissements, une leçon modèle sur la maladie a été dispensée à la rentrée. Il reconnait néanmoins des difficultés à faire respecter la distanciation physique, le manque de kits et de masques dans certains endroits dû à un problème de transport.

Adama Fomba, ex-porteparole des syndicats de l’Education, estime que  » le ministre n’a pas assez d’informations réelles de la situation sur le terrain « . Selon lui, la réalité est que  » l’espace scolaire n’est pas protégé et sécurisé face à cette pandémie « . Il révèle que certains établissements de plus de 300 élèves n’ont qu’un seul dispositif de lavage de mains sans gel ni savon.

 » Le gouvernement n’a pas pris les dispositions nécessaires pour protéger le monde de l’éducation « , a- t-il confié à L’Indépendant à l’issue de l’interpellation, en invitant le ministre à aller au-delà des  » rapports pour descendre sur le terrain « . Ses questions orales adressées au ministre de l’Administration territoriale ont été reportées en raison du fait que ce dernier accompagnait hier le président Bah N’Daw dans sa visite de 24 heures à Nouakchott (Mauritanie).

 » Sauver l’aéroport « 

Par contre, les deux ministres interpellés par son collègue Dr Aboubacar Sidick Fomba ont tous répondu présents hier devant le CNT. Ce dernier avait interpellé le ministre des Affaires foncières, de l’Urbanisme et de l’Habitat sur l’affaire de la zone aéroportuaire : les raisons de la démolition, les limites exactes de l’espace, le non-recasement de certains déguerpis, entre autres. Selon le ministre Dionké Diarra, l’espace aéroportuaire concerne 7149 hectares et les  » occupations illégales doivent être démolies  » pour sauver l’aéroport. A ses dires, l’acte de la mairie du district, qui a vendu et encaissé l’argent, est  » nul et sans effet « . Il a révélé que l’usine Toguna Industrie n’est pas concernée par l’opération car son espace en bail a été transformé en titre foncier et qu’elle exerce une activité tolérée dans l’espace aéroportuaire. Aboubacar Sidick Fomba s’est dit non satisfait des réponses indiquant que le ministre n’est pas parvenu à dire exactement l’espace entre les décrets de délimitation sous Alpha Oumar Konaré, le nombre exact des recasés de 1995.

Alors que le ministre évoque 1 000 recasés, son interpellateur estime que 2 000 autres attendent d’être recasés. Dionké Diarra, qui affirme que l’opération se poursuivra, a rassuré que le gouvernement a des plans d’assistance pour une catégorie des déguerpis qui n’ont nulle part où aller. Le ministre de la Santé a répondu aux questions du même Aboubacar Sidick Fomba relatives à la mise en œuvre du décret présidentiel du 31 décembre 2020 fixant le montant de la prime par agent socio-sanitaire. Dr Fanta Siby a précisé le montant de cette prime s’élève à plus de 5 milliards FCFA destinés à 25 664 agents toutes catégories confondues. Cela, en raison de 2 07 000 FCFA par personne. Elle a assuré que le dossier du paiement est dans le circuit financier. Son interpellateur s’est dit satisfait des réponses fournies.

Moussa Sayon CAMARA

Source : l’Indépendant