ven. Juil 30th, 2021

UNE NATION QUI LIT EST UNE NATION QUI GAGNE

Festival Bogo Ja 2021: La famille dénommée  » la paix  » remporte le concours des plus belles concessions

 » Inciter la population locale vers la culture et l’expression artistique des décorations  » tel est l’objectif du festival Bogo Ja dont la 8ème édition a été clôturée, dimanche dernier, à  Siby. Cette manifestation culturelle est une opportunité visant à valoriser et pérenniser la tradition africaine.

Initié par Bougou Saba, en collaboration avec le  Forum des acteurs de  la construction au Sahel (FACT Sahel),la maison du karité de Siby et cofinancé par l’Union européenne, le festival Bogo Ja, qui est à sa 8ème édition, est une action artistique qui met en compétition les femmes de la localité de Siby sur la décoration des murs des maisons traditionnelles. Le but est   de valoriser l’art pictural sur les murs des maisons de terre et aussi promouvoir les savoir-faire et connaissances en matière de construction.

Pour cette édition, elles étaient 450 femmes à concourir pour les plus belles concession à travers trois catégories de créations à savoir le grenier, murs d’enceinte et maisons. Et seule la famille dénommée  » la paix  » a réussi à remporter ce titre grâce à sa création.

Outre de cet aspect, Bogo Ja est également une occasion pour les maçons, ingénieurs, architectes et autres intervenants du BTP grâce au FACT Sahel d’échanger et d’exposer leur savoir-faire sur les techniques  de construction et de décoration.

Selon Soumaïla Camara, président du festival, l’idée est de valoriser les habitations en banco qui ont tendance à être abandonnées au profit de celles en parpaing. A ses dires, cette édition 2021, qui s’est tenue dans une période de pandémie, a porté sur l’épanouissement de la femme rurale à travers les techniques d’expressions artistiques de décorations. Tout en essayant de sensibiliser la population sur la nécessité du respect des mesures-barrières.  »  Cette année, nous avons déclassé certaines concourantes qui étaient des vedettes des concours. Désormais elles ont pour mission de faire un travail de passation de compétence « .

Appréciant la qualité des œuvres réalisées, le représentant du Ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme a encouragé les initiateurs dans cette mission de sauvegarde des traditions ancestrales. Et invité les uns et autres à passer des commandes, en commençant par les édifices publics qui ont des effets multiplicateurs.

Même son de cloche du côté  Paul Cunningham, représentant de l’ambassadeur des Etats Unis au Mali. Selon lui, le festival est un moyen pour mettre en valeur les talents et potentialités de ces femmes décoratrices conservatrices de traditions. «  Il est important de valoriser les traditions et faire un transfert de connaissances pour les prochaines générations.  »

Aminata Kébé

Source: l’Indépendant