lun. Mai 17th, 2021

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Pour mieux préparer l’hivernage prochain dans la région de Kayes: Le ministre de l’Agriculture s’enquiert de l’état de plusieurs projets d’aménagement hydro-agricole

Présent dans la première région de Kayes, depuis le 27 février dernier, pour participer à l’inauguration du 2e pont de la capitale régionale, effectuée par le Premier ministre, Moctar Ouane, le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Mohamed Ould Mahmoud a visité plusieurs projets d’aménagement hydro-agricole. L’occasion pour lui de s’enquérir de l’état d’avancement des travaux qu’il souhaite voir terminés avant le début de l’hivernage prochain.

Entamée le 1er mars dernier, la première étape de cette visite s’est déroulée sur le Périmètre Irrigué Villageois de Kamankolé, situé au bord de la route goudronnée, entre Mahina et  Bafoulabé. Cette parcelle à usage agricole est bâtie sur une superficie de 28,20ha et est caractérisée par sa belle verdure, mais aussi par des planches composées de spéculations maraichères.

Ce projet est développé grâce au Programme de Gestion Intégrée des Ressources en Eau (PGIRE II), à travers l’Agence de Développement Rural de la vallée du fleuve Sénégal (ADRS), sur financement de la Banque Mondiale. Qui s’élève à 228.935.500 FCFA. Il est censé bénéficier à la population du village de Komankolé, comptant environ 416 habitants, dont 184 femmes. Tirant sa source d’eau à partir du fleuve Bafing, ce périmètre est favorable à des cultures en saison et en contre-saison. Satisfait des réalisations, le ministre Mohamed Ould Mahmoud n’a pas manqué d’adresser ses encouragements aux producteurs, tout en leur promettant un appui des autorités pour améliorer leur production. A ses yeux, ce périmètre irrigué va permettre la création de nombreux emplois pour les jeunes désireux d’évoluer dans le domaine de l’Agriculture.

La seconde étape de ce déplacement du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, dans la région de Kayes, a concerné le périmètre G/H de Mahina Ndi, toujours dans le cercle de Bafoulabé. Sur place, il a reçu des explications sur cet aménagement agricole, d’une superficie brute de 880 ha, situé sur la rive droite du fleuve Bafing, à 6 km au Sud de Bafoulabé et à 1 km au Sud de Mahina et du chemin de fer Dakar-Bamako.

Cette zone s’étend, parallèlement  au fleuve, sur une distance d’environ 10 km, sur laquelle se trouve la route qui relie les villes de Mahina et de Manantali. Elle a été aménagée dans le cadre du Projet de Développement Rural Intégré en aval du Barrage de Manantali (PDIAM). Le nombre d’exploitants de cette parcelle est de 367, dont 23 femmes. Quant aux bénéficiaires, il s’agit de la population de Bafoulabé, totalisant 233.647 habitants, dont 119.040 femmes.

Signalons que le taux de redevance en eau est fixé à 40.000 FCFA/ha pour le riz et à 20.000 FCFA/ha pour les autres cultures (le maïs et les cultures maraîchères).  Parmi les difficultés majeures, évoquées, figurent notamment le coût élevé des factures d’électricité de la station de gestion de pompage par campagne, l’insuffisance d’équipements agricoles et de main d’œuvre (départ des bras valides vers les zones d’orpaillage), l’insuffisance de drainage, de pistes d’accès et de remblais techniques sur l’ensemble du réseau d’irrigation  et l’insuffisance de formation aux procédures et des agents d’encadrement en techniques de gestion des infrastructures hydro-agricoles et d’entretien des réseaux d’irrigation.

Comme perspectives, il est prévu d’aménager les 680 ha restants du périmètre G/H en cours, à travers le Projet de Développement Rural Intégré du district de Kita et de ses environs, phase 2, (PDRIK II) ; le renforcement des capacités des producteurs sur les nouvelles techniques et technologies de production de riz ; l’organisation des visites d’échanges d’expérience sur les aménagements hydro-agricole similaires ; la finalisation et la distribution des conventions d’installation et des fiches d’attribution aux exploitants, l’amélioration du taux de recouvrement de la redevance en eau sur le périmètre G/H, de 85 à 100%.

Ces travaux visent, entre autres, à contribuer à la satisfaction des besoins alimentaires locaux et nationaux ; à assurer la sécurité alimentaire de la population locale ; à contribuer à l’équilibre de la balance commerciale par un plus grand volume d’exportation des produits agricoles ; à développer les activités économiques rurales, notamment, celles conduites par les femmes.

Il est important de souligner que l’aménagement des 680 ha en maitrise totale d’eau du périmètre G/H de Mahina Ndi, sur financement de la Banque Islamique de Développement (BID), est assuré par l’entreprise égyptienne Arab Contractors. Il intervient après les 200 hectares, déjà opérationnels, faisant partie du Programme de Gestion Intégrée des Ressources en Eau (PGIRE II) de l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS).

Démarrés en 2018, les travaux ont pris plus de temps que prévu. Parmi les raisons de ce retard, l’inadaptation initiale des équipements au milieu, la saison pluvieuse et surtout la pandémie liée au Coronavirus.

L’occasion pour le ministre Mohamed Ould Mahmoud d’appeler les responsables de la société égyptienne à tout mettre en œuvre pour que les travaux de cet aménagement soient bouclés avant le 31 mars prochain. Avant d’avertir qu’aucun retard de plus ne sera toléré.

Massiré DIOP

Source: l’Indépendant