dim. Avr 11th, 2021

UNE NATION QUI LIT EST UNE NATION QUI GAGNE

8ème  édition du Festival Internationale du « Didadi »: Un tremplin pour la promotion de la culture et du développement local

Après son lancement officiel, le 21 février dernier, la 8è édition du Festival International du Didadi de Bougouni s’est finalement déroulée du 11 au 13 Mars 2021, dans cette cité sur les berges du fleuve Baoulé. Cette rencontre culturelle a pour objectif de valoriser les acquis et les potentiels de la localité de Bougouni.

Le Festival International du Didadi se tient à Bougouni, chaque année, depuis 8 ans. Il réunit tous les fils de cette région autour d’un même et seul objectif, c’est-à-dire promouvoir les atouts culturels et artistiques, tout en demeurant un moyen de sensibilisation, de développement économique et social du Wassoulou.

Le festival s’articule autour du thème  »Sinakouya », valeur culturelle inestimable au service d’un climat social apaisé », un choix bien réfléchi dans un moment où la paix et la cohésion sociale sont vivement recherchées. Ainsi, pendant 3 jours, la ville de Bougouni a vibré au rythme de diverses activités, à savoir des conférences-débats, des expositions, une course de pirogues, des ateliers d’apprentissage et un concert géant animé par plusieurs artistes venus de divers horizons.

Expliquant le contexte de la mise en œuvre du festival, le Directeur de l’évènement, Seydou Coulibaly, a précisé que son but est de créer un cadre favorable à la valorisation des savoirs-faire de nos communautés et aussi d’éditer les éléments de notre culture afin de les pérenniser.

S’agissant du thème, le Directeur a relaté que le  »Sinakunya » est d’une importance capitale pour la refondation de notre pays et le retour définitif  de la paix.  » Pour cette 8è édition, qui se tient dans une période assez critique, nous avions mis au centre de nos  préoccupations le dialogue et la nécessité du Vivre Ensemble. Une multitude d’activités ont eu lieu dans le respect strict des mesures barrières « , a-t-il assuré.

«  Le Didadi est sorti de son terroir pour envahir le monde, certes par Nahawa Doumbia, mais il a ensuite été amplifié par le festival. Nous encourageons les administrateurs de continuer dans cette dynamique de sauvegarde de notre patrimoine culturel « ,  a déclaré le représentant du ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme dans son discours d’ouverture. A ses dires,  » ce festival est une opportunité pour nous de nous retrouver autour de l’essentiel, d’échanger, de s’enrichir et de communiquer pour mieux nous comprendre, nous tolérer et renforcer la cohésion sociale « .

Tenant compte de la situation sanitaire, le représentant a lancé un vibrant appel aux festivaliers en ces termes:  »  cette célébration de notre culture s’effectue dans un contexte un peu difficile, marqué par le Covid-19, qui nous impose un total changement de comportement, afin de minimiser ses effets. Il convient donc d’être rigoureux avec les mesures barrières et d’accepter ce changement pour la santé de tous« .

Aminata Kébé

Source: l’Indépendant