mer. Juin 23rd, 2021

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Jugé pour  » coup mortels  » sur Dramane Berthé dit Sékouba: Dianguiné Diarra condamné à 20 ans de réclusion criminelle par contumace

Sur 12 affaires de  » coups mortels  » enrôlées en cette première session de la  Cour d’assises, la Cour a tranché, hier mardi, l’affaire ministère public contre Dianguiné Diarra. Ce dernier a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle par contumace.

Courant août 2019, à Dialakorobougou, Dramane Berthé dit  »Sékouba » se trouvait au  »Grin » avec cinq copains devant sa porte. Il s’agit de Baba, Karim, Hama, Sékouba et Dianguiné Diarra.

C’est ainsi qu’aux environs de 23 heures à minuit, Dramane Berthé extirpa de sa poche un pistolet artisanal. Après s’en être emparé pour l’admirer, Dianguiné Diarra, en le rendant à son propriétaire, appuya malencontreusement sur la gâchette. Le coup partit, la balle perfora la tête de Dramane Berthé dit  »Sékouba », qui succombera  sur le coup.

Selon l’arrêt de renvoi (qui présente des faiblesses dans la chronologie des faits), Dianginé Diarra s’est lui-même rendu devant le Parquet, qui estima utile d’ouvrir une information judiciaire, au terme de laquelle il a été inculpé pour « coups mortels ». A l’enquête préliminaire et devant le magistrat instructeur, l’inculpé Dianguiné Diarra a nié la qualification des faits, soutenant que le défunt fut son meilleur ami depuis 2006, qu’aucun antécédent n’existait entre eux, que c’est donc par  » malchance et involontairement »  qu’il a appuyé sur la gâchette.

A l’audition du père du défunt, quelques divergences apparurent entre les déclarations de ce dernier et celles de l’inculpé, puisque le père a affirmé que l’arme appartenait à Dianguiné et non à son fils. Alors que l’accusé, lui, attribuait la propriété du pistolet à son ami défunt, Dramane Berthé dit Sékouba. Malgré ses affirmations, il a résulté de l’information que les charges étaient suffisantes contre Dianguiné Diarra pour l’inculper pour « coups mortels « . Ainsi, l’affaire a été renvoyée devant la Cour d’assises pour y être jugée.

En l’absence de l’accusé (qui, semble-t-il, aurait bénéficié  de la mesure visant à décongestionner la prison au plus fort de la Covid-19),  la Cour a rendu son arrêt par contumace, en condamnant Dianginé Diarra à 20 ans de réclusion criminelle pour « coups mortels » sur Dramane Berthé dit Sékouba suivant l’article 202 du Codé pénal.

O.BARRY

Source: l’Indépendant