mar. Juin 22nd, 2021

UNE NATION QUI LIT EST UNE NATION QUI GAGNE

Le CNSC en réaction à l’éviction de Bah N’Daw et Moctar Ouane:  » Le communiqué du Vice-Président Assimi Goïta n’est ni plus ni moins qu’un coup d’Etat militaire »

Dans un communiqué rendu public, le 25 mai dernier, le Conseil National de la Société Civile (CNSC) s’insurge contre le coup de force ayant conduit à l’éviction du président de la Transition, Bah N’Daw et de son Premier ministre, Moctar Ouane. Dans ce contexte, il relève que «le communiqué du Vice-Président, Assimi Goïta, n’est ni plus ni moins qu’un coup d’Etat militaire contre les Institutions de la République et le Peuple malien, en violation de la Constitution du 25 février 1992 et de la Charte de la Transition du 1er octobre 2020.»

Après avoir déploré la dégradation de la situation sociopolitique au Mali depuis ces derniers jours, le CNSC dit avoir appris avec indignation à travers un communiqué du Vice-président de la Transition,  » son agissement unilatéral consistant à placer hors de leurs prérogatives le Président de la Transition et son Premier ministre ainsi que toutes les personnes impliquées dans la situation « .

Dans ce registre, il précise que ledit communiqué du Vice-Président  » n’est ni plus, ni moins qu’un coup d’Etat militaire contre les Institutions de la République et le Peuple malien, en violation de la Constitution du 25 février 1992 et de la Charte la Transition du 1et octobre 2020 « .

Pour le CNSC, ces agissements du Vice-président n’honorent ni notre pays ni les Forces Armées de Défense et de Sécurité, qui déstabilisent le fonctionnement régulier de la République.

Aussi, Rappelle-t-il aux membres des Forces Armées de Défense et de Sécurité, auteurs de ce Putsch, que  » la commission de tels actes constitue une atteinte à la Souveraineté nationale dont la punition est prévue par la Constitution à l’article 121, de même que le code pénal en vigueur au Mali en son article 45 « .

Pour finir, il invite tous les acteurs sociopolitiques à plus de cohésion et de dialogue fécond en faveur du Mali.

M.H

Source: l’Indépendant