sam. Sep 25th, 2021

UNE NATION QUI LIT EST UNE NATION QUI GAGNE

Le 1er Vice-président du CNT à propos de la candidature de Chato au parlement Panafricain:  » Nous n’avons pas renoncé à ce poste parce la suspension n’est pas éternelle « 

Alors que la session est suspendue, la délégation des parlementaires maliens ayant séjourné en Afrique du Sud a, au cours d’un round up avec la presse, fait le point de sa mission. Selon Assarid Ag Imbarcaouane, 1er Vice-président du CNT, qui conduisait la délégation, le Mali n’a pas renoncé à la Présidence du parlement panafricain  malgré sa suspension des instances de l’UA.

Nous n’avons pas renoncé à ce poste, parce la suspension n’est pas éternelle. Nous n’allons pas être suspendus tout le temps «  a affirmé, vendredi dernier, Assarid Ag Imbarcaouane, ajoutant qu’ » il n’y a aucune raison pour qu’on ne lève pas ces sanctions le plus rapidement possible « . Cette déclaration intervient après le fiasco ayant conduit à la suspension de la 4è session du parlement panafricain.

Cette session avait à son ordre du jour l’élection du président du parlement, qui est dirigé depuis un an et demi par un président intérimaire. Les cinq membres du Conseil National de Transition (CNT), désignés pour représenter le Mali dans cet organe continental, ont pu prêter serment le 27 mai, avant l’élection proprement dite du président ou de la présidente du parlement.

Aïchata Cissé alias  »Chato », soutenue par l’Afrique de l’Ouest et plusieurs autres parlementaires d’autres pays à travers le continent, fait face à deux autres candidats : un Zimbabwéen et un Soudanais. Selon Assarid, au lieu de l’élection, les parlementaires anglophones ont demandé d’aller vers une rotation au nom du protocole de Malabo. Problème : ce protocole additionnel n’a été ratifié que par 11 pays sur les 28 nécessaires. Le Zimbabwe et le Soudan du Sud, d’où sont originaires les deux autres candidats, ne l’ont pas ratifié, contrairement au Mali.

 » Le Mali est le premier pays à ratifier le protocole à travers notre Assemblée nationale. Nous étions donc en droit de demander à occuper la présidence du parlement panafricain « , a déclaré le chef de la délégation, précisant que  »Chato » était soutenue par la majorité des parlementaires. Il reproche aux anglophones d’avoir empêché le vote en emportant les urnes, insultant et menaçant certains parlementaires de mort.

Le comité ad hoc mis en place pour l’élection avait dû suspendre les travaux avant de revenir avec trois propositions : la rotation, la mise en place d’un bureau intérimaire ou passer au vote. La majorité des parlementaires, rapporte Assarid, a opté pour le vote. Ce qui n’aurait pas été de l’avis des anglophones, qui ont  » tout fait pour empêcher le vote « .

A cette situation s’est ajoutée la décision de la CEDEAO et de l’UA de suspendre le Mali de toutes leurs institutions, dont le parlement panafricain. Le Vice-président du CNT soutient que cette mesure n’a pas affecté le soutien des parlementaires ouest-africains.  » En réalité, le Mali a remporté une victoire parce que si les élections avaient eu lieu, il n’y aurait eu aucun problème, nous avions les 2/3 des parlementaires présents « , a-t-il soutenu.

Les travaux de la session ont été systématiquement suspendus. A ce jour, le parlement panafricain n’a pas de bureau intérimaire. L’intérim sera, conformément aux textes, assuré par le Secrétaire général, jusqu’à la convocation de la prochaine session. D’ici cette reprise, le CNT espère que les sanctions seront levées pour permettre à Aïchata Cissé de continuer à être candidate pour la présidence du parlement panafricain.

Moussa Sayon CAMARA

Source: l’Indépendant