mar. Nov 30th, 2021

UNE NATION QUI LIT EST UNE NATION QUI GAGNE

La Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Michelle Bachelet:  » J’exhorte les autorités à briser le cycle de l’impunité et à mener des enquêtes sur les violations des droits de l’homme, y compris celles commises par l’armée… « 

La Commissaire aux droits de l’Homme de l’ONU, Michelle Bachelet, a réaffirmé, hier mardi , sa préoccupation quant à l’augmentation des violations des droits de l’homme et des atteintes à ces droits au Mali depuis le mois d’août 2020, marquant l’avènement des militaires sur la scène politique.

La Commissaire aux droits de l’Homme de l’ONU a dénoncé les attaques répétées, au cours des six derniers mois, par la Jama’at Nusrat al-Islam wal Muslimin (JNIM) et l’État islamique dans le Grand Sahara (ISGS), ainsi que les  violences intercommunautaires survenues au centre du pays contre la population locale.

Elle a  » exhorté  à nouveau les autorités maliennes à briser le cycle de l’impunité et à mener des enquêtes rapides, approfondies, impartiales et efficaces sur toutes les allégations de violations des droits de l’homme et atteintes à ces droits, y compris celles commises par l’armée « . Et d’ajouter :  »  L’obligation de rendre des comptes doit prévaloir pour garantir la paix. Je note que le Premier ministre malien a récemment déclaré qu’il s’engageait à mettre fin à l’impunité et j’appelle donc le gouvernement à traduire cet engagement en actes sans délai « .

Se fondant sur le rapport  de la Division des droits de l’homme et de la protection de la MINUSMA, elle a noté que durant les six premiers mois de 2021, il  a été enregistré  » 617 atteintes aux droits humains commises par des groupes armés, dont 165 homicides (147 hommes, neuf femmes, sept garçons et deux filles) « . Toute chose qui représente  » une augmentation de quelque 37% par rapport aux 449 atteintes aux droits de l’homme, dont 121 homicides, documentées d’août à décembre 2020 « .

307 enlèvements

Michelle Bachelet a également dénoncé la forte  augmentation des enlèvements, perpétrée par  des milices dont  Da Na Ambassagou, mais aussi par le JNIM de Iyad ag Ghaly.

 » De janvier à juin 2021, la MINUSMA a documenté au moins 328 enlèvements (307 hommes, 11 garçons, neuf femmes et une fille), soit nettement plus que les 187 cas documentés en 2020 et quatre fois plus que les enlèvements documentés en 2019  » a-t-elle fait savoir.

Les acteurs étatiques sont également pointés du doigt par la Commissaire aux droits de l’Homme de l’ONU, Michelle Bachelet. Qui  soutient  qu’ « une forte augmentation des violations ont été commises par des acteurs étatiques au cours du premier semestre 2021 – passant de 53 violations enregistrées entre août et décembre 2020 à 213 violations entre janvier et juin de cette année « . Au nombre desquelles  » 155 violations ont été perpétrées par les Forces de défense et de sécurité maliennes (FDSM), dont les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires de 44 civils. Ces 155 violations représentent environ 73% de celles commises par des acteurs étatiques ».

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Source: l’Indépendant