dim. Août 1st, 2021

UNE NATION QUI LIT EST UNE NATION QUI GAGNE

1ère conférence nationale les 10 et 11 juillet à Bamako: Le CRAC-Mali appelle le Premier ministre à «discuter avec les enseignants pour éviter la crise»

Le Cercle de Réflexion et d’Action pour le Changement (CRAC – Mali) a réaffirmé, dimanche, au cours de sa conférence nationale, son engagement pour la gestion des conflits intercommunautaires. Ce regroupement, qui a combattu au sein du M5-RFP, appelle le Premier ministre à discuter avec les enseignants.

Cette première conférence avait pour thème :  » le rôle et responsabilité de la société civile dans la gestion des conflits intercommunautaires « . Dr Bomba Augustin a développé cette thématique en précisant que la société civile joue un rôle de facilitateur et de médiation entre les différents protagonistes.

Selon lui, la société civile s’affirme là où l’Etat n’existe pas. Elle est apolitique si elle est indépendante mais doit jouer, précise-t-il, un rôle de vielle, d’alerte et de contrepouvoir dans un pays. Il justifie l’ascension de la société civile par le fait que les aspirations du peuple ne font pas toujours l’objet d’attention particulière des politiques.

Le CRAC-Mali, face la crise multidimensionnelle, s’engage pour la gestion des conflits intercommunautaires. Ce regroupement, qui se fixe l’objectif d’avoir 500.000 membres, n’est pas, selon son président d’honneur Moussa Guindo,  » une association alimentaire « . En ayant ce nombre, l’association entend avoir son mot à dire,  lors de la présidentielle au Mali puisque le dernier président a été élu par moins de deux  millions d’électeurs.

Monitié Dabou, son président actif, s’est réjoui du parcours de l’association et l’engagement de ses membres. Selon lui, le CRAC-Mali est la 7ème association à intégrer le M5-RFP pour demander la démission du régime d’IBK. Si l’association a l’un de ses membres au Conseil National de Transition (CNT), ses responsables entendent l’implanter partout à travers le pays et surtout mener des actions expliquant la Constitution en Bambara pour sa meilleure appropriation.

Face la crise qui menace  l’école malienne, le CRAC alerte le Chef du gouvernement. «  Nous appelons le Premier ministre à discuter avec les enseignants « , a précisé l’un de ses responsables menaçant que le mouvement se rangera aux côtés des enseignants,  si une crise scolaire se déclenchait.

Cette exhortation intervient après la décision des enseignants, sur invitation des syndicats, de  » retenir les notes «  et de  » boycotter les examens de fin d’année «  si l’article 39 n’est pas appliqué après l’uniformisation de la grille indiciaire.

M.S.C

Source: l’Indépendant