mar. Sep 21st, 2021

UNE NATION QUI LIT EST UNE NATION QUI GAGNE

Pour plus d’efficacité dans la lutte contre le terrorisme: Les dirigeants  tchadien et mauritanien plaident pour une  transformation de la FCG-Sahel  en  » une véritable force autonome « 

Moins d’un mois après la réunion des Chefs d’Etat du G5 Sahel et de la France, le président en exercice, le Tchadien Mahamat  Idriss Deby Itno et son homologue mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani ont souligné, le 27 juillet dernier , à Nouakchott  «l’urgence de la transformation de la Force Conjointe du G5 Sahel en une véritable force autonome». Cela afin de pouvoir mieux faire face à la menace terroriste  dans la région.

Le président du Conseil militaire de Transition du Tchad,  non moins président en exercice du G5 Sahel, a mis à profit sa visite de deux jours (26-27 juillet 2021) à Nouakchott  pour aborder la situation sécuritaire au Sahel notamment les incursions djihadistes qui demeurent  toujours menaçantes dans la  » zone des trois frontières « .

Les deux dirigeants ont exprimé «  leurs vives préoccupations » face à la résilience des groupes terroristes dans le Sahel et le bassin du Lac-Tchad. Et insisté sur la nécessité d’approfondir la collaboration entre les États membres du G5 Sahel afin de mieux prévenir la criminalité transfrontalière organisée et de lutter plus efficacement contre le terrorisme et l’extrémisme.

Aussi ont-ils convenu de la nécessité de poursuivre et de concrétiser la montée en puissance et l’autonomisation de la Force Conjointe du G5 Sahel et appelé à  » une mutualisation des moyens et une synergie des efforts  » pour plus d’efficacité dans les opérations militaires.

En outre, ils ont plaidé pour la transformation de la Force conjointe du G5 Sahel en  » une véritable force autonome  » aussi bien dans ses opérations, son fonctionnement  que dans  sa gestion financière. Avant d’exhorter à nouveau les Nations Unies pour examiner la question d’un financement pérenne de la Force du G-5 Sahel à travers l’octroi à cette dernière  d’un mandat sous le chapitre VII de la Charte des Nations Unies.

Combat collectif

Rappelons que lors du dernier sommet du G5 Sahel, le 9 juillet 2021, les Chefs d’Etat ont exprimé leur préoccupation face à la montée de la menace terroriste et appelé  à la poursuite de l’effort commun et une action collective en vue de la contrer. Ils ont réaffirmé  » leur pleine mobilisation dans le cadre de ce combat collectif à travers les négociations actives et participatives avec les partenaires de la Coalition Internationale pour le Sahel à mettre à la disposition de la Force conjointe des capacités indispensables aux missions de la Force et dont les pays du G5 Sahel ne disposent pas « .

En outre, ils ont exprimé leur volonté d’autonomiser la Force conjointe du G5 Sahel sous une seule responsabilité opérationnelle, financière et logistique lui permettant de disposer  des renseignements stratégiques et tactiques d’origine satellitaire, technique et en imagerie ; des moyens de frappes ciblées et guidées ; des moyens de transports aériens et logistiques, une chaîne de santé opérationnelle et des infrastructures pour le casernement des unités déployées dans les divers pays.

Alors que la France a entamé le processus de  reconfiguration de son dispositif au Sahel au profit d’une  » internationalisation  » de la lutte antiterroriste à travers la Task Force, il devient impérieux pour les Etats du Sahel   d’approfondir la collaboration entre les Armées de la région et de mutualiser les moyens avec une intensification des opérations conjointes antiterroristes.

Abdoulaye DIARRA

Source: l’Indépendant