jeu. Sep 23rd, 2021

UNE NATION QUI LIT EST UNE NATION QUI GAGNE

Clôture de la session inaugurale de la 6è mandature du CESC: Yacouba Katilé propose de fortes mesures pour un  »Nouveau Mali »

 

Les cinq jours de travaux de la session inaugurale de la 6è mandature du Conseil Economique, Social et Culturel (CESC) se sont achevés, vendredi 30 juillet. L’ancien Secrétaire général de l’UNTM (Union Nationale des Travailleurs du Mali), Yacouba Katilé, désormais à la tête de la huitième Institution de la République, a placé son mandat sous le signe du renouveau, avec à la clé le dialogue  social. La cérémonie s’est déroulée en présence du Premier ministre, Choguel Kokala Maïga.

près plus d’une année d’inactivité, les travaux de la session inaugurale de la 6è mandature du CESC ont abouti à l’élection de Yacouba Katilé à la tête d’une équipe de 58 membres, représentant les différentes couches socioprofessionnelles du Pays. Désormais installé dans ses fonctions, le successeur de Boulkassoum Haïdara entend faire du Conseil Economique, Social et Culturel « un cadre approprié de débats féconds, d’analyse approfondie, de liberté d’opinions  » pour contribuer à la création d’un  »Nouveau Mali ».»

Dans son discours d’une dizaine de pages, le nouveau président du CESC, Yacouba Katilé, a abordé plusieurs aspects de la vie de la nation, notamment : l’insécurité, la mauvaise gouvernance, les problèmes éducatifs, la santé, les élections, la justice. Pour une sortie définitive de la lancinante crise que le pays traverse depuis 2012, il propose de rompre avec les anciennes pratiques de gouvernance et met en garde contre toute précipitation hasardeuse dans le processus de Transition en cours.

 » Nous voulons reconstruire la politique, l’économie, la société, la culture, et cela ne peut se faire dans la précipitation, dans l’impatience d’avoir de pseudo dirigeants légitimes, quand on sait que moins de 20% de la population se sentirait concernée par les échéances électorales « , a-t-il déclaré.

Sur un ton plus martial, il a ajouté qu’  » il va falloir formuler une révision de la Charte des partis politiques, qui décharge le peuple du fardeau qu’ils constituent et qui installe des limites moralisantes, pour diminuer la frénésie créatrice de partis, faibles, déjà, par l’incohérence et le vide de leur projet de société, ainsi que la carence de leurs dirigeants, incapables de soutenir le débat public lors des élections. Cette charte doit envisager des sanctions allant jusqu’à la destitution de mauvais dirigeants politiques ».

En outre, Yacouba Katilé propose une relecture du code électoral, qui soit porté vers plus d’équilibre, plus de justice entre les candidats, les partis et les localités. S’agissant de la restructuration territoriale, il a indiqué que la réussite de celle-ci est  » une prémisse à la cohésion nationale « .

Le Premier ministre, Choguel Kokala Maïga, a, quant à lui, souligné toute la  »pertinence » de l’intervention du président du CESC, avant de se dire convaincu que les forces vives de la nation ont conscience des défis à relever.   » Le Mali a besoin de renouveau et d’une gouvernance de rupture dans tous les domaines. Je sollicite que le Conseil Economique, Social et Culturel, comme toutes les autres Institutions du pays, pèse de tout son poids dans le processus de Transition « , a-t-il indiqué.

 » Il faut que ce soient les Maliens, au sortir des assises nationales de la refondation, qui déterminent le type d’Etat qu’ils veulent « , a-t-il soutenu, avant de saluer les membres du CESC et souhaiter plein succès à leur mission.

Yacouba Katilé est désormais à la tête du Conseil Economique, Social et Culturel pour un mandat de cinq ans renouvelable.

 

 

Moussa Bilaly SIDIBE

Source : l’Indépendant