lun. Sep 20th, 2021

UNE NATION QUI LIT EST UNE NATION QUI GAGNE

Tenue des examens de fin d’année aux dates indiquées: L’AMS-UNEEM s’oppose fermement à tout recrutement de non-enseignants

Suite au boycott des examens de fin d’année par les syndicats signataires du protocole d’accord du 15 octobre 2016, le Département en charge de l’Education a entrepris des démarches pour la tenue desdits examens aux dates indiquées. En réaction à cette démarche, l’Amicale des Anciens Militants et Sympathisants de l’Union Nationale des Élèves et Étudiants du Mali (A.M.S-U.N.E.E.M) s’oppose à toute décision tendant à recruter des non-enseignants pour la surveillance et la correction des examens.

Dans une déclaration, dont L’Indépendant s’est procuré une copie, le Secrétaire général de l’A.M.S-U.N.E.E.M, Seydou Patrice Dembélé souligne que son organisation est apolitique et se donne le droit de se prononcer sur toutes les questions concernant la vie de la Nation, particulièrement l’Ecole malienne.

 » Comme dans le cas de l’AEEM, où nous nous étions opposés à sa dissolution, nous nous apposons à toute décision tendant à enrôler des non-enseignants pour la surveillance et la correction des examens « , peut-on lire sur la déclaration.

Pour l’A.M.S-U.N.E.E.M, cette tâche relève exclusivement des prérogatives des enseignants.  » Aucun corps étranger ne doit y être mêlé. Nous sommes convaincus qu’il y a encore de la place pour un dialogue constructif entre le gouvernement et les enseignants ».

Pour cette organisation, la fonction d’enseigner est un choix, un sacerdoce et ne doit, en aucun cas, faire l’objet d’un chantage ni prise en otage de l’avenir des enfants.  » La décision de prendre des non-enseignants pour remplacer les enseignants est très grave. Mais si elle venait à être la seule alternative, elle devra être prise en concertation avec tous les partenaires de l’Ecole malienne « , précise l’A.M.S-U.N.E.E.M.

Elle exhorte néanmoins le gouvernement et les enseignants à renouer rapidement le dialogue pour le bonheur de nos enfants. « Si nos enfants et nos jeunes frères sont mis hors du combat d’intérêt des adultes et passent leurs examens à date échue, c’est le Mali qui gagne « , conclut la déclaration.

A DEMBELE

Source: l’Indépendant