jeu. Sep 23rd, 2021

UNE NATION QUI LIT EST UNE NATION QUI GAGNE

Pour relancer l’activité industrielle dans la Cité des Balazans: Le ministre Mohamed Ould Mahmoud visite plusieurs entreprises

En raison du grand nombre d’unités de production dont elle dispose, la région de Ségou constitue un passage obligé pour tous les chefs du département de l’industrie et du Commerce. Le ministre Mohamed Ould Mahmoud n’a pas dérogé à cette règle. Parmi les structures visitées figurent notamment la Compagnie Malienne des Textiles (Comatex-Sa) et le Centre de recherche et de formation pour l’industrie textile (CERFITEX).

La Compagnie Malienne de Textile (COMATEX-sa) traverse actuellement les heures les plus difficiles de son histoire. En effet, ici, l’activité est à l’arrêt depuis un peu plus d’une année. Au nombre d’environ 1300, les travailleurs sont déjà à plusieurs mois sans salaire et ne savent à quel saint se vouer. Tout a commencé en juillet 2020 après la découverte d’un cas de Coronavirus sur un employé d’une société de gardiennage assurant des prestations au niveau  de la COMATEX.

Depuis lors, le travail n’a toujours pas repris et aucune explication n’a été donnée aux travailleurs quant à cette interruption brusque de l’activité. Pourtant, toutes les installations sont en place et les machines prêtes à tourner. Afin de rassurer les travailleurs, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mohamed Ould Mahmoud a indiqué que les actionnaires chinois se sont engagés à leur verser un montant conséquent pour le redémarrage de l’activité dans les meilleurs délais. De plus, il a assuré que d’autres partenaires étaient disposés à financer une reprise effective de l’activité au niveau de la COMATEX. Il a, en outre, promis qu’une solution sera trouvée aux revendications financières des travailleurs, qui demandent le paiement des plusieurs mois d’arriérés de salaire et accessoires ainsi que des dommages et intérêts.

Avant de boucler son périple dans la région de Ségou, le ministre de l’Industrie et du Commerce a également visité le Centre de Recherche et de Formation pour l’Industrie Textile (CERFITEX). Une structure d’excellence, créée en 2004, avec pour mission d’assurer la formation de cadres capables d’appréhender le coton, de sa récolte à sa transformation en produits finis. Selon ses responsables, ce centre est décrit comme un pôle régional de référence pour la recherche et le développement pour l’industrie textile mais aussi un creuset multiculturel d’étudiants de l’espace UEMOA.

Actuellement, cet établissement public à caractère scientifique et technologique compte 634 apprenants, encadrés par un personnel de 47 éléments, dont 17 enseignants chercheurs. S’y ajoutent 60 vacataires. Ici, on enseigne diverses disciplines comme la maintenance industrielle, le textile, la chimie appliquée…  Il convient de rappeler qu’à peine 2 à 3% du coton cultivé dans la sous-région sont transformés localement, le reste étant exporté sous forme de matière première.

A noter aussi que cet établissement dispose d’une dizaine d’ateliers et de laboratoires de haute technologie, une cité universitaire de 100 places, d’un centre médical et d’un Centre technique régional de classement instrumental du coton d’Afrique de l’Ouest et du Centre. Cela, en plus de ressources humaines et de moyens techniques pour l’analyse des eaux, du sol, des plantes et des aliments, l’étude de la qualité des huiles, l’étude d’impact environnemental, la recherche sur les colorants naturels et l’élimination des polluants industriels.

Pour le ministre  » si le CERFITEX n’existait pas, il aurait fallu le créer « . Il a indiqué que les textiles maliens présents dans les grandes expositions sont très souvent certifiés par le CERFITEX. C’est ainsi qu’il a promis de soutenir cet établissement, à ses yeux un joyau stratégique qu’il convient de préserver, de renforcer et de pérenniser.

Massiré Diop

Source: l’Indépendant