jeu. Sep 23rd, 2021

UNE NATION QUI LIT EST UNE NATION QUI GAGNE

Secteur coton: Les cultures d’une trentaine de champs de la localité de Yanfolila détruites par des grêles

La forte pluviométrie constatée cette année n’est pas sans conséquence sur les cultures. Les pieds de cotons et de maïs de plusieurs champs de la localité de Yanfolila, région de Sikasso, ont été ravagés par des grêles réduisant à néant les efforts déployés par ces paysans qui ne pouvaient que constater les dégâts.

En effet, la semaine dernière, plusieurs champs de coton et de maïs, dont les états génératifs étaient bons, ont été subitement ravagés par la pluie. Cependant, ce n’est pas l’eau de ruissellement qui a endommagé les plantes, mais plutôt les grêles qui accompagnaient la pluie. Les  paysans médusés ne pouvaient que constater impuissants ce phénomène rare.

Une vidéo partagée sur les réseaux sociaux révélait l’immensité du désastre : plusieurs hectares de cultures ravagés, des plants de coton et de maïs réduits à néant. Selon un responsable du syndicat national des producteurs de coton, les dégâts concernent, pour le moment, la localité de Yanfolila, où l’on estime les espaces dévastés à une trentaine de parcelles.

Du côté de la CMDT, dont nous avons pu joindre un responsable, ce dernier affirme être actuellement en mission de supervision de la campagne dans le secteur de Dioila où, affirme t-il, «  dans l’ensemble, l’état végétatif du coton est très satisfaisant « . Par rapport au cas des champs ravagés dans le secteur de Yanfolila, il assure que  » c’est un cas de force majeure, un phénomène naturel contre lequel on ne peut rien. Ce n’est pas le fait d’une personne, mais de Dieu, on peut rien contre sa volonté. C’est un cas qui arrive rarement, mais pour le moment, la Direction de la CMDT n’a pas pris de dispositions particulières« .

Un spécialiste du secteur coton estime  pour sa part que  » ce type de phénomène n’est pas nouveau « . C’est pourquoi, poursuit-il,  » la nécessité de prévoir une assurance au niveau agricole s’impose, au moins dans la zone cotonnière « .

En tout cas, en l’absence d’assurance agricole actuellement, la grande interrogation est de savoir comment ces paysans, qui se sont endettés auprès des institutions financières pour acquérir les semences, les intrants, les engrais et les équipements agricoles, vont honorer leurs engagements ?

YC

Source: l’Indépendant