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Greve des pompistes: Après 72 heures d’arrêt de travail, la phase illimitée a démarré hier, faute d’accord entre les parties

Après 72 heures de grève (du 6 au 9 avril) le comité syndical des pompistes affilié au SYNABEF a poursuivi, hier son mot d’ordre avec cette fois-une grève illimitée. Si le mot d’ordre a été respecté à la lettre par les employés des stations concernées, certains gérants ont tenté de le contourner en faisant recours à des personnes externes au service pour soulager les clients. Toute chose qui a provoqué l’ire des grévistes qui ont tenté de faire déguerpir ces pompistes de circonstance entrainant des altercations entre ces derniers et les forces de l’ordre.
Conformément à son préavis, la grève de 72 heures a été reconduite hier lundi 11 avril, faute d’accord entre lescomités syndicaux des pompistes des quatre stations-services, Ola Energy, Total, Shell et Oryx et leurs employeurs. Ces derniers refusant toujours d’appliquer le protocole d’accord signé en fin 2021 entre les deux parties.
Selon Mahamane Diarra, secrétaire à l’information du comité syndical de la station-service Total, après le début de la grève, le syndicat n’a été reçu qu’une seule fois par ses patrons. Cela n’a pas permis de trouver un accord sur les neuf points de revendications. Selon lui, la grève se poursuivra en illimitée jusqu’à la mise en application totale des revendications.  » Les représentants des quatre compagnies de pétrole qui nous ont reçu, n’ont pas voulu se pencher sur les neuf points mais plutôt sur sept, alors que nous tenons l’intégralité de nos doléances « , a-t-il souligné.
A l’en croire, les deux points mis à l’écart sont les plus importantspour les syndicats. Parmi les revendications, il y a la régularisation des contrats de travail des pompistes des entreprises de pétrole ; la transposition dans la convention pétrolière des augmentations de salaire de 2014, 2019 et 2021, la réclamation du 13eme mois, l’établissement des contrats conformes aux exigences de la convention pétrolière permettant l’application des augmentations de 2014 (15%), 2019 (39%) et 2021 soit 15,06 %.
 » Les gérants de certaines stations ont mis des personnes non pompistesà notre disposition sachant que cela n’est point permis par la loi », a -t-il dit, ajoutant que le syndicat a demandé à ces agents d’arrêter le travail.
Il diraque toutes les stations ont accepté cette demande à l’exception de certaines d’entre elles, dont les gérants ont dénoncé auprès de la police certains militants qui ont été gazés et interpellés.
Pour l’un des représentants des compagnies pétrolières, les deux points de la discorde ne sont pas du ressort des différentes stations. Au motif que pour le recrutement des pompistes, les stations font recours aux cabinets de recrutement liés à ces pompistes par des contrats. Lesquels prennent en charge les points liés au fonds social.
Il faut souligner que le malheur des uns faisant le bonheur des autres, depuis le déclenchement de la grève dans la capitale, il y a une grande affluence au niveau d’autres stations de la place. Dans ces points de services, on observe l’affluence à plusieurs endroits. Adama Diarra, un client rencontré près d’une de ses stations, relève :  » j’ai été obligé de me rabattre sur YaraOil à cause de la grève de Shell, depuis plus de 10 ans je n’utilise que du carburant issu de Shell « .  » J’étais habitué aux bons d’essence, malheureusement je suis obligé aujourd’hui de payer en liquidité « , a déploré Oumar Traoré.

Paul Henri Fonta, nostagiaire

Source: L’Indépendant

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